Ce programme a fait l’objet d’une seule demande d’admission à l’automne 2009 et fut unanimement boudé lors de la période d’inscription de septembre 2010. Face à cette situation, maintenir ce programme serait contraire à la saine gestion d’après la direction de l’Université Laval, qui ne rejette pas l’option de le réactiver dans l’optique où le nombre de candidates augmenterait.

La formation d’IPS en néphrologie, exigeant l’obtention d’une maîtrise en sciences infirmières et d’un diplôme d’études supérieures en néphrologie, attire peu les jeunes diplômées car les perspectives d’emploi sont peu reluisantes. Même si ces infirmières acquièrent la compétence  de donner des soins supplémentaires, soit la prescription d’examens diagnostiques, de médicaments et de traitements médicaux dans le cadre de soins rénaux, les postes disponibles en milieu hospitalier sont pratiquement inexistants.

De plus, la rémunération des IPS est montrée du doigt. En effet, après avoir suivi cette formation de cycle supérieur, l’infirmière praticienne spécialisée bénéficiera d’un avantage pécuniaire ne s’élevant qu’à 15 sous l’heure en comparaison à une infirmière bachelière.  Une telle augmentation est jugée insuffisante afin de garantir un taux de rétention élevé dans cette branche.

Rappelons que l’annonce faite par le gouvernement provincial en juillet d’investir afin d’ajouter 500 infirmières praticiennes au réseau de la santé d’ici 2018 ne visait que celles se spécialisant dans les soins de premières lignes.

Les centres hospitaliers ne bénéficient donc pas toujours de l’aide financière nécessaire à l’instauration de cette réforme des soins visant à alléger la tâche des médecins en augmentant les responsabilités d’une partie du personnel infirmier.
L’objectif final de l’implantation de ces professionnelles est l’augmentation de l’accessibilité aux soins.