Avec plus de 40 000 étudiants inscrits et une superficie de 1,8km2, l’Université Laval est l’un des espaces publics les plus concentrés à Québec. Malgré tout, le campus renferme plusieurs endroits méconnus de sa communauté. Curieux de nature, Impact Campus vous présente certains de ces emplacements particuliers. 

Centrale Gérard-Bisaillon

Situé à l’est du campus, l’édifice Gérard-Bisaillon est la centrale d’énergie principale du campus. Munie de quatre chaudières assurant la production de vapeur, elle alimente une trentaine de bâtiments lavallois en eau potable, chauffage et climatisation. Le tout sur un réseau de 7 km, exprime le coordonateur Patrick Jobin. « Nous sommes en activité depuis 1950, à l’époque où les premiers pavillons ont été créés, explique-t-il. Il y a eu ensuite plusieurs expansions avec le temps». En 2014, une seconde centrale a été construite à l’ouest pour augmenter les capacités de production. Une équipe de dix employés surveille d’ailleurs ces installations 24h/24, assurant l’entretien du « coeur de l’Université ».

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LARC

Au sous-sol du pavillon Louis-Jacques Casault, le Laboratoire audionumérique de recherche et de création (LARC) possède un studio d’enregistrement des plus sophistiqués. Plusieurs étudiants de tous les cycles de la Faculté de musique l’utilisent au quotidien. D’ailleurs, à raison de « 60$/heure pour la Faculté de musique, de 90$/heure pour le reste de la communauté universitaire et de 120$/heure pour les membres externes, tous peuvent s’en servir », souligne le technicien à l’enseignement et à la recherche Serge Samson. Celui-ci rappelle que le développement d’une plateforme en ligne pour diffuser les contenus artistiques de LARC serait dans les cartes. Originaire de Toronto, la firme réputée de design en acoustique Pilchner & Schoustal s’est chargée de donner à l’endroit un style épuré et ouvert. L’ensemble de ce projet a été financé par la Fondation canadienne pour l’innovation, le gouvernement du Québec et des contributions de l’UL. Fait intéressant : la console principale appartenait initialement à TVA Montréal et vaut entre 500 000 et 600 000$, en monnaie courante.

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Entrepôt de l’UL

Tout près du chemin Sainte-Foy, le grand hangar du surplus de l’Université Laval est accessible via la porte 40 de l’aile droite du PEPS. Cette grande salle a pour mission de préserver l’ensemble du mobilier lavallois non-utilisé, usagé ou simplement délaissé par les salles de classe du campus. Actif à l’année longue, le Service des immeubles s’occupe de la gestion de tous ces biens excédentaires. D’ailleurs, à prix modiques, tous les membres de l’UL – étudiants, professeurs ou employés – peuvent se procurer des fournitures de mobilier de tous les domaines. Des équipements sportifs, informatiques, agricoles et même musicaux sont facilement accessibles. «Une foule d’objets prêts au réemploi: c’est ça l’approvisionnement responsable », peut-on lire sur le site Internet de l’entrepôt, conçu sous la forme d’une plateforme d’annonces classées aux allures de Kijiji. Pour plus d’informations sur ce service peu publicisé, consultez la page https://www.entrepot.ulaval.ca/cms/site/EntrepotUL.

Surplus PEPS - Amaury Paul-1

Pavillon Envirotron

Vers l’extrémité ouest du campus, en face du centre commercial Place Sainte-Foy, se trouvent les serres de haute performance de l’Envirotron de l’Université Laval. Entièrement dévoués à la recherche, ces jardins urbains sont sous-divisés en compartiments de culture individuels. Ces derniers sont loués toute l’année par « des chercheurs d’ici à 85%, des enseignants à 10% et des entreprises privées à 5%», assure le spécialiste responsable à la Faculté des sciences de l’Agriculture et de l’alimentation Réjean Bacon. En moyenne, un espace de culture coute entre 250 et 850$, dépendamment de la taille, le tout étant calculé au mètre carré. Plusieurs projets agricoles y sont réalisés au quotidien en fonction des subventions. Pour sa création, l’Envirotron a d’ailleurs reçu une aide financière gouvernementale de plusieurs millions de dollars. Inaugurées en 2008, les nombreuses serres sont surveillées en permanence par deux jardiniers-techniciens et un ingénieur, sans compter les dizaines d’étudiants et de chercheurs qui y affluent pour leurs travaux. Un système de traitement des pesticides et de récupération de l’eau de pluie est également intégré au bâtiment écoresponsable.

Serres - Amaury Paul-2

Aboutissement du système de souterrains

L’un des tunnels les plus étroits et mystérieux du campus est accessible tout près du pavillon Abitibi-Price et fait des centaines de mètres jusqu’au pavillon de médecine dentaire. L’endroit constitue la fin du système de tunnels et corridors bien connu de la communauté universitaire. Les voiturettes mobiles de livraison y convergent toutes, rendant la circulation à une voie parfois très ardue entre les usagers. De plus, les canalisations d’alimentation, se terminant également à cet endroit, sont disposées sur les murs du corridor. Elles produisent une température ambiante très élevée, atteignant même les 40°C en hiver. Jusqu’à la conclusion des travaux intérieurs au pavillon de médecine dentaire à la fin octobre, le couloir promet d’être très fréquenté. L’ambiance qui y règne vaut véritablement le détour.

Sous-terrain - Amaury Paul-1