Urbz, l’application de messagerie de proximité développée par un étudiant de l’UL et son frère, a de grands projets : augmenter son rayon d’action pour ultimement gagner de nouveaux marchés. Première étape? Financer ces désirs d’expansion.

C’est vers La Ruche, cette plateforme de sociofinancement toute québécoise, que s’est tourné Terence Tyr, ce jeune diplômé d’une maîtrise à la tête du développement de Urbz. Objectif : amasser la cagnotte de 5000 $ pour permettre au projet de voir plus loin. Montréal serait le premier marché ciblé par ses créateurs, selon ce qu’on peut lire sur la page de La Ruche.

Les créateurs ont choisi cette plateforme plutôt qu’une autre en raison des possibilités qu’elle offre. « Ce qui est intéressant avec La Ruche, c’est le volet 50-50. 50 % je vais chercher de l’argent; 50 % je vais chercher de la visibilité », avance Terence. Si l’objectif financier est ambitieux, les avantages d’une telle campagne sont diversifiés. « C’est plus qu’une campagne de sociofinancement, c’est un peu une campagne de communication. » 

Étape par étape

Alors que l’application souffle sa première bougie, Terence avoue que bien du travail reste à abattre pour que le projet passe à une « vitesse supérieure». « On a tout fait par nous-mêmes, sans budget publicitaire, explique-t-il. Tous les téléchargements, je suis allé les chercher un par un ».  

« On a atteint nos limites sur ce qu’on peut faire tous les deux. Ça pourrait nous aider d’avoir cette petite somme », confie-t-il. Avec ces 5000 $, le jeune entrepreneur souhaite d’abord donner une image plus professionnelle au produit, notamment pour « structurer juridiquement » la start-up. Tout ça pour faire passer le projet de simple « projet d’études à une entreprise viable », de laquelle il espère bien pouvoir retirer un jour quelques revenus.

Selon lui, la prochaine étape consiste à créer une base d’utilisateurs solide à Québec avant de partir à la conquête de nouveaux marchés. « La Ruche a l’avantage d’être ancrée dans la communauté. Ce qui nous intéresse, c’est que les gens d’ici entendent parler de nous et s’impliquent dans notre projet », témoigne Terence. Si Urbz réussit alors à générer des revenus, une expansion sera envisageable.

Une expansion qui s’annonce ardue, selon le Parisien d’origine. Bien que le modèle d’affaires soit facilement exportable, conclure de nouvelles ententes commerciales avec des entreprises établies sur un territoire représente un défi notable. « Il faut vraiment aller les chercher localement », note Terence. À Québec, il a scellé plusieurs partenariats avec des entreprises où les utilisateurs peuvent profiter de divers avantages.   

L’une des avenues envisagées consiste à se tourner vers les grandes chaînes. En entrant dans une « logique de chaînes », le développement de l’application pourrait passer à la vitesse grand V.

Un souhait pour la suite

Bien que Terence et son frère espèrent pouvoir recueillir les 5000 $ voulus, le plus grand défi est d’autre nature. « Développer le réflexe chez les utilisateurs » ne sera pas une mince affaire, reconnaît celui qui travaille depuis un an à mousser son projet.

Urbz, qui vise à centraliser les échanges, permet à l’utilisateur de diffuser et de recevoir des messages dès utilisateurs qui se trouvent dans un rayon défini autour de lui. Des coupons à rabais sont aussi offerts aux utilisateurs dans quelques commerces à travers la ville de Québec.

La campagne de sociofinancement est accessible sur ce site. En date du 24 janvier, 13 % du montant total avait été amassé.