Le 17 septembre dernier au La Tulipe à Montréal, Vincent Vallières lançait son sixième album. Dès le lendemain du lancement, l’auteur-compositeur-interprète faisait la tournée des médias pour présenter son p’tit dernier : Fabriquer L’aube. Le lendemain de la tournée des médias, Vallières refaisait la tournée des médias… cette fois pour présenter ses excuses à la ville de Fermont.

Le protégé des Québécois a vécu un réveil brutal en apprenant que certains citoyens de Fermont, la mairesse y comprise, s’étaient dits blessés par les propos de la chanson Fermont, ainsi nommée en l’honneur de la ville et de ses travailleurs. Présenter des excuses ? Le mot est peut-être un peu fort, puisque cela sous-entendrait que l’artiste ait commis une erreur. Fournir des explications, apporter des nuances, rassurer les plus susceptibles, voilà à quoi les jours suivants ont été consacrés.

Perception et réaction

Étrange coïncidence, puisqu’à la veille de la controverse, Vallières expliquait à Impact Campus que la chanson Fermont était celle qui avait reçu l’accueil le plus chaleureux au lancement à Montréal. « Toutes les chansons ont été très bien reçues, mais la chanson pour laquelle on a eu le plus d’applaudissements s’intitule Fermont. C’est une pièce assez tranquille qui parle de la vie des travailleurs qui doivent s’exiler dans le Nord pour aller gagner leur vie », a-t-il raconté en entrevue, sans pouvoir s’imaginer, à cette heure, ce qu’allait être la réaction des principaux concernés. Il était même très enthousiaste à l’idée de pouvoir aller leur présenter la chanson live lors du prochain spectacle prévu sur la Côte-Nord.

Ce qui se voulait à la base un hommage s’est rapidement transformé en hymne à la honte. Sont-ce les termes « fantômes », « abandonnées » ou « ombre » qui les ont choqués ? Sont-ce les images, aussi poétiques que véridiques, qui ont dérangé la mairesse Lise Pelletier au point qu’elle se soit insurgée devant les journalistes ? Pas toujours facile de se regarder dans le miroir, même quand c’est Vallières qui tient le miroir.

Quoi : Fabriquer L’aube
Qui : Vincent Vallières
: Impérial de Québec
Quand : 21 février