oxUlefvUFVQ

Si Bernard Adamus était nerveux pour le lancement de Sorel Soviet So What, ça n’a pas paru une minute. En fait, on ne l’aurait jamais su s’il ne l’avait pas mentionné en entrevue quelque temps avant, samedi dernier. Bilan d’une soirée mémorable sur trame d’un album endiablé.

Après une attente interminable où la foule s’énervait à chaque ombre qui bougeait dans le coin de la scène, c’est tel un Rocky Balboa qui monte sur le ring qu’Adamus a fendu la foule pour monter sur scène vers 21 h 10. Capuchon relevé et le pas décidé, on ne l’aurait pas reconnu si ce n’était de sa taille de gratte-ciel et de sa grosse boule de tête.

Bernard Adamus a rapidement lancé le spectacle avec brio ! L’alternance entre son nouvel opus et ses deux premiers albums a donné un spectacle balancé et dynamique.

Brun et No 2 sont des albums très différents de Sorel Soviet So What. Adamus explique que sa création a duré bien plus longtemps que celle de No 2. Il parle carrément d’une période noire. Il ne regrette rien évidemment, mais il est très content de passer à autre chose avec son nouvel album. « Si mon premier album était brun, le deuxième était clairement noir. Le nouveau, lui, est gold ! », affirme-t-il en riant.

Il continue sur le sujet en expliquant que No 2 était beaucoup plus intimiste, moins rapide. Certaines chansons n’auraient peut-être pas dû se retrouver sur un album studio.

Dans Sorel Soviet So What, c’est le rythme des paroles qui frappe dès la première écoute. On tombe dans quelque chose de bien plus vivant. De moins intimiste. Il affirme lui-même que c’est certainement son plus musical. Sur scène, on aurait presque pu avoir peur de le voir s’enfarger dans ses propres paroles, mais aucun accrochage.

Adamus a été parfait.

Sur scène, samedi, Adamus s’est montré peu jasant, même en soir de première… mais c’est comme ça qu’on le connaît.

Même en entrevue, il n’est pas le plus facile à faire parler. Ce qui ressort de ce nouvel album et de ce lancement, c’est que Bernard Adamus est content de son nouveau bébé. Heureux de se dissocier du côté trop intimiste de ses propres chansons, il amène des anecdotes personnelles, mais moins sombres.

Le nom de l’album lui-même est tiré d’une blague, raconte-t-il. D’un costume d’Halloween où il s’était écrit ça sur le bras. « Puis c’est resté et c’est devenu le nom de l’album ! »