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La finissante au baccalauréat en théâtre s’apprête à vivre son tout premier lever de rideau comme metteure en scène. Elle a fait le pari d’endosser cette fonction ultime pour La Société des loisirs de François Archambault. Les comédiens fouleront les planches du Théâtre de Poche du 2 au 6 décembre prochain.

Marie-Pierre et Pierre-Marc ont tout pour être heureux, ou presque. Matérialistes, ils vivent dans un monde fait de superficialités. Dans leur course aux avoirs, les héros vont réaliser que tout s’achète sauf l’amour. Malgré cette prise de conscience, leur tentative de sauver leur couple sera vaine.

Cette histoire à l’humour décomplexé s’est imposée comme une évidence dans le répertoire de la troupe des Treize. Maureen Roberge, qui avait déjà lu la pièce, a fait part de son coup de cœur pour l’œuvre d’Archambault. « C’est une pièce qui m’a particulièrement charmée parce que l’humour est vraiment pinçant ».

Elle conçoit cette pièce comme une vision réaliste de la société. Elle a d’ailleurs mis sa troupe de comédiens au défi. « C’est intéressant de faire jouer cette pièce par des jeunes dans la vingtaine alors que les personnages principaux sont dans la trentaine. Je trouve que ce clash était intéressant pour une troupe étudiante », illustre-t-elle.

Dernière ligne droite

Malgré sa hâte, la metteure en scène a expliqué qu’il reste du travail à réaliser avant l’assaut final. « J’aimerais avoir plus de temps […]. Ce n’est pas alarmant le travail qu’il reste à faire mais comme tout pièce, il y a un jour J ».

La comédienne de Baiseries estime que la troupe est au moment où tout doit concorder. En ce moment, Maureen Roberge mise sur les répétitions avec les comédiens. Selon elle, il reste à perfectionner les enchaînements, les transitions et le détail dans le jeu des acteurs. « On est à l’étape la plus ardue parce que toutes les pièces du puzzle doivent se mettre ensemble ».

Nouveau défi

Maureen Roberge, qui a fait le pari de mettre en scène la pièce d’Archambault, trouve sa tâche exaltante. « Je peux tout décider. J’ai une liberté totale mais en même temps je m’associe à des gens vraiment talentueux », déclare la nouvelle metteure en scène. « Je suis comme un capitaine de navire, car je peux choisir tout mon équipage », a-t-elle ajouté.

Outre cette liberté, la mise en scène de cette pièce était exigeante. La metteure en scène a trouvé que le plus gros défi à relever était de travailler les nuances des personnages et de leur relation de couple.

L’autre difficulté était la prise en considération des expériences des comédiens, car ils n’ont pas tous le même bagage. Pour la jeune femme, l’adaptation est un préalable indispensable. « C’est un défi vraiment plaisant parce que tu n’as pas le choix de faire preuve de beaucoup de pédagogie pour adapter ta façon de travailler à tout le monde », conclut-elle.