Luc Langevin, LÀ OÙ L’IMPOSSIBLE PREND VIE!

Ce samedi, Luc Langevin revient chez lui pour la grande première médiatique de son nouveau spectacle au Grand Théâtre. Entre passages télévisés, coffrets de magie, plus de 400 tours conçus au fil des ans et des centaines de représentations, lui et son complice, Stéphane Bourgoin, demeurent les figures incontournables de l’illusionnisme au Québec. Et après une année loin de la scène, il revient aujourd’hui pour réveiller la nostalgie des plus grands qui le connaissent depuis l’enfance, et émerveiller les plus jeunes de son nouveau public. 

par Léon Bodier, chef de pupitre aux arts et à la culture

Création des numéros de magie: Luc Langevin et Stéphane Bourgoin | Metteur en scène: Josélito Michaud | Scénographie: Stéphane Bourgoin et Jean-François Couture | Conception d’éclairages : Jean-François Couture | Musique: Jean-Philippe Goncalves | Création des costumes: Des finissants du Collège Lasalle

 

Entre Conjuring : L’Heure du jugement (2025, Wan) et Now you see me : Now you don’t (2025, Fleischer), les sorties filmiques de cet automne ont ouvert un intérêt renouvelé pour l’univers de l’inexpliqué. Après avoir revisionné les deux sagas en entier, s’être laissé à nouveau surprendre par The Prestige (2006, Nolan) et apprécié la découverte de Red Lights (2012, Cortés), le moment était idéal pour une première immersion authentique dans l’art de l’illusion. 

Avec ces images de magie réactivées pendant la saison des feuilles mortes, les attentes se chargent d’une nostalgie enfantine et Langevin en ravive précisément les codes. En effet, l’univers qu’il façonne, porté par son sens du spectacle, regarde résolument vers le passé. Oiseau dans ses manches, téléportations, cartes qui disparaissent et évasions impossibles, les numéros sur mesure puisent dans les réminiscences de son enfance et dans les grands classiques de la prestidigitation qui ont façonné l’imaginaire du genre depuis Houdini. 

Les quelques loupés anodins, attribuables à cette nuit de première, sont par ailleurs oubliés derrière la musique grandiose. Pièce maîtresse de ce spectacle, elle est capable à elle seule de transporter et d’immerger totalement le public dans chaque geste maîtrisé du magicien et dans les effets impeccablement orchestrés par l’équipe technique. C’est un instant de pause en dehors du réel qui vient atteindre cette zone sensible où le spectateur peut enfin croire, l’espace de quelques heures, que tout devient possible et que le monde, avec ses lois physiques, peut se plier aux élans de l’imaginaire.

En faisant participer le public pour un numéro, Langevin invite à regarder plus prêt pour essayer de deviner — ou au contraire choisir de se laisser porter par — les dessous de ses tours. C’est une véritable connexion à l’autre dans la salle Louis-Fréchette alors que sa propre famille est présente. Même si certains numéros peuvent paraître un peu trop émotionnellement appuyés, l’ovation de cinq minutes à la fin témoigne de l’appréciation pour ce moment humain de partage entre étonnement et rêve. 

Pour en apprendre plus sur son travail :

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https://www.instagram.com/langevinofficiel/
https://www.tiktok.com/@luc.langevin
https://www.youtube.com/user/luclangevinofficiel

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