Béatrice Nobert, étudiante de deuxième année en actuariat, est l’une des trois détentrices de la bourse TD Assurance Meloche Monnex pour personnes ayant un handicap fonctionnel d’une valeur de 1000$. La Fondation de l’Université Laval met en évidence cette jeune femme originaire de Québec au parcours atypique.

« J’ai commencé l’Université en droit et après seulement sept semaines, j’ai abandonné ma session. Le droit c’est vraiment un beau domaine, mais ce n’est pas un domaine qui me convenait. » Après un passage en mathématique lors de la session d’hiver, l’étudiante de 21 ans reçue un diagnostic de sclérose en plaque qui lui fit remettre son choix de carrière en question. Au début de l’année suivante, Béatrice Nobert change de champ d’étude et se retrouve en actuariat.

Celle qui en est à sa troisième session en actuariat explique que : « ce qui ma interpellé en actuariat, c’est qu’on voit des mathématiques plus concrètes et plus appliquées qu’en mathématiques pures. Au lieu d’aller très loin dans la théorie, on voit exactement ce qu’on va utiliser dans notre travail après le baccalauréat. C’est sûr que c’est un bac excessivement difficile, mais très enrichissant ».

Au travers de ses études, la jeune boursière s’implique énormément au sein de son association étudiante l’AÉCAT. Après un an en tant que représentante des étudiants de première année en actuariat, elle est désormais la nouvelle présidente de l’AÉCAT.

Une bourse salvatrice

Le 8 novembre dernier, trois bourses d’une valeur de 1000$ chacune fut remises à des étudiant(e)s de l’Université Laval parvenant à s’impliquer et à exceller dans ses études, et ce, malgré un handicap fonctionnel. Béatrice Nobert s’est dit très heureuse qu’on reconnaisse les efforts qu’elle à mise dans ses études.

« On a tenu à encourager des gens qui vivent une situation non désirée en leur apportant un soutien financier. Dans ma situation actuelle, je ne peux pas travailler. Ça en ferait juste trop avec l’école. C’est très flatteur d’avoir obtenu cette bourse-là, de se faire dire que tu travailles très fort dans tes études, pas seulement au niveau académique, mais au niveau de ton implication. C’est une bonne petite tape dans le dos de voir que ton travail et tes efforts sont récompensées et que malgré les embûches sur le chemin, il y a des gens qui croient en toi. »

Il est évident que la sclérose en plaque a eu un gros impact sur la vie de l’étudiante en actuariat. Cependant, elle n’a jamais songé à abandonner ses études. « Quand j’ai eu mon diagnostic, mes études m’ont permis de ne plus penser à ma maladie. Pour une énième fois, j’ai dû repenser à mon choix de carrière. J’ai dû visualiser ce que je voulais réellement pour mon futur et me poser des questions difficiles ».

« Un handicap, ce n’est jamais pareil pour tout le monde. C’est vraiment à la personne qui présente un certain handicap de trouver la meilleure façon de persévérer dans ses études. J’en conviens que ce n’est pas facile, mais la clé c’est de te trouver un parcours gratifiant qui te permet d’aller plus loin. Finalement, il est important de rester soi-même, de se valoriser et de faire le plus choses que tu aimes », confie Béatrice Nobert.

Plusieurs inquiétudes sont débarquées dans la vie de la jeune femme avec la venue du diagnostic : « La sclérose en plaque m’a apporté beaucoup d’insécurité et d’anxiété. Est-ce que je vais pouvoir finir mon baccalauréat dans les délais que je me suis imposée? Est-ce que je vais pouvoir terminer mon bac? C’était difficile au départ, ce l’est encore aujourd’hui, mais ça va mieux ».

Finalement, elle partage le changement de vision que la maladie a amené : « D’emblée, je suis une fille fonceuse, donc, quand j’ai quelque chose en tête, c’est clair net et précis que je vais foncer pour l’obtenir. Maintenant, je suis tout aussi fonceuse, mais d’une façon différente. C’est-à-dire que je vais peser le pour et le contre et trouver la meilleure façon d’y arriver, tout en me fixant des petits objectifs ».

De futurs diplômés inspirants présentés par La Fondation de l’Université Laval.