La première neige est tombée. Soudainement, on a envie de se retrouver bien au chaud, devant un plat réconfortant, comme ceux que maman mijotait. Ce repère est tant celui des mignons techno-geeks du coin qui viennent dîner, des étudiants de la Fabrique qui se regroupent au comptoir pour y boire une bonne bière froide, des amants du théâtre que des flâneurs du dimanche s’y arrêtant pour bruncher.

Le décor est simple : plancher en damier noir et blanc, banquettes sur mur de briques, meubles en bois et miroirs surdimensionnés… le plus intéressant se retrouve sans contredit dans les assiettes. Avec un menu varié et de qualité, il y a l’embarras du choix. Cela va de soi, on y retrouve tous les classiques du bistro, avec certaines propositions plus osées, dont le burger de cheval!

On s’attable et Jacques, notre jovial serveur dont le fils poursuit ses études à l’Université Laval, pose deux ballons de rouge à déguster. C’est sur un fond de musique française que mon ami et moi décidons d’entamer le tout en partageant une succulente entrée de tartare de bœuf (quoique certains l’aimeront davantage relevée) ainsi que des calmars frits juste à point.

Mon ami opte pour le plat du jour – quelle spontanéité! – puisqu’après tout, un bistro, c’est tout comme la cuisine de la femme de l’aubergiste. On lui sert de la perdrix avec pommes de terre farcies et gratinées ainsi que légumes de la saison. Le met est fort intéressant par l’excellence de la sauce, faite maison comme il se doit et sans sachets de poudre… ce qui est devenu rarissime!

Pour ma part, j’ai cédé à un incontournable des Bossus : le boudin aux poires. Présenté sur un lit d’épinard et accompagné d’une purée de carottes, je comprends à présent les habitués qui ne viennent que pour cette assiettée!

Je suis séduite par le gâteau au chocolat (avec coulis choco-framboise), mais je me dois de donner une mention spéciale à leur crème brûlée à la lavande. N’étant pas des adeptes de ce type de dessert, nous l'avons littéralement dévoré.
Entrer dans un bistro, c’est pénétrer dans une malle à souvenirs. Avec sa nourriture majoritairement issue de producteurs locaux et son ambiance sympathique, Les Bossus est rempli d’habitués. À découvrir pour mieux y revenir!

Prix pour deux (sans alcool) : 66,50$ (entrée-repas-dessert), avant les taxes.
J’ai aimé : La crème brûlée à la lavande
J’ai moins aimé : L’absence de couteau à viande
Note sur 3 : 2,5