Limoilou devient de plus en plus un quartier gastronomique audacieux et diversifié à Québec. iX pour Bistro vient confirmer cette nouvelle réputation avec sa cuisine américaine complexe offerte dans une ambiance décontractée et amicale.

Marie-Claude Savoie

Courtoisie : Marie-Claude Savoie

Courtoisie : Marie-Claude Savoie

Le petit local aborde une allure très simple avec ses murs peints d’ardoise où l’on peut consulter le menu et une partie de la carte des alcools. La cuisine est ouverte et on peut y voir Benoît, le propriétaire, s’amuser aux fourneaux. Ce soir-là, le restaurant pouvant accueillir une vingtaine de gourmands n’en accueille que quatre. Ainsi, notre hôte joue les rôles de cuisinier, de serveur, de plongeur… bref, il fait tout. En fait, il n’a tout simplement pas d’employés ! Impressionnant, vu le menu complexe qui nous est offert.

D’ailleurs, ne sachant quoi choisir comme entrée, nous nous en remettons entièrement à Benoît pour le choix des plats. Il nous sert alors une assiette dégustation de l’ensemble de son choix d’entrées du soir. Elle est composée de champignons funghi ai vino blanco, de pétoncles Céline, de roulés de porc effiloché et de prosciutto et de petites portions de soupe à l’oignon. Un véritable délice, la soupe est rehaussée de crème pour ainsi rendre le bouillon maison d’une douceur à faire fondre nos cœurs, littéralement. Le propriétaire nous avoua par la suite détenir cette recette de sa mère !

Déjà sous le charme de ses talents culinaires, nous sommes curieuses à l’arrivée des plats principaux. La première assiette est composée d’une poitrine de canard au cari rouge accompagnée de quinoa crémeux et légèrement épicé, d’asperges et d’une tranche de poivron rôti. La pièce de viande apprêtée avec soin est bien rehaussée d’une petite sauce sucrée qui contraste bien avec le quinoa qui pique le palais en fin de bouche. Un plat bien équilibré.

Le second plat qui nous est suggéré est les côtelettes d’agneau. Elles sont assorties à une purée de courge citronnée très lisse et délicate et des mêmes légumes que la précédente assiette. Au fait, les asperges et le poivron sont d’une cuisson exquise ! Pour ce qui est de l’agneau, il est juteux et juste assez rosé pour garder une belle tendreté.

Rassasiées, Benoît vient s’assurer que nous avons toujours de la place pour le dessert. Impossible de décliner l’appel du sucre après un menu aussi réussi et puis de toute façon, la « Signature foie gras » avait capté mon attention dès mon arrivée : je me dois d’y goûter ! La création du chef est audacieuse, assez pour apeurer certains gourmands, aux dires de notre hôte. Eh bien, si vous qui lisez ceci avez déjà décliné ce dessert… Quelle erreur ! Léger comme un nuage, il se compose de deux minces tranches de miche de pain imbibées de crème et liées par une couche d’un mélange de cassonade et de quinoa croustillant. Pour ce qui est du foie gras, il est minutieusement saupoudré sur le dessus. Une façon toute simple et savoureuse de clore ce copieux repas.