Les nombreuses dépenses que doivent assumer les étudiants placent certains d’entre eux dans une situation financière précaire, où se priver est coutume. Louis-Philip Prévost, étudiant au baccalauréat en droit à l’Université Laval, croit qu’une bonne gestion de ses finances personnelles peut lui permettre d’avoir une marge de manœuvre intéressante, question d’acheter ce dont il a envie. Voici ses conseils pour ses semblables.

Par Andréi Audet, journaliste multimédia

Ses parents ayant des salaires trop élevés pour qu’il soit admissible au Programme de prêts et bourses, Louis-Philip a voulu à tout prix éviter de recourir à une marge de crédit dans une institution financière.

« Dans mon programme, j’aurais le droit à une marge étudiante de 1 000 $. Je ne le fais pas, car je n’en ai pas besoin. J’ai des amis qui l’ont fait, et à 27-28 ans, ils travaillent, mais ils doivent rembourser leur dette de 50 000 $. »

Son emploi à temps partiel lui permet de bien subvenir à ses principaux besoins. Il reçoit tout de même un coup de main financier de la part de ses parents.

« Je travaille, j’ai l’équivalent d’un salaire moyen à temps plein. C’est un bon salaire pour mon âge. Je n’ai pas beaucoup de dépenses, même si je dois payer mes vêtements, mon épicerie, ma vie courante. »

Conscient que les cartes de crédit comportent des risques, il voit aussi une occasion en elles d’amasser des récompenses et des remises en argent, puisqu’il est capable d’avoir un certain contrôle.

« À chaque fois que je paie quelque chose, je paie avec ma carte de crédit parce que j’ai des remises en argent. »

Lorsqu’il fait son épicerie, Louis-Philip veut être en mesure de pouvoir mettre ce qu’il veut dans son panier sans devoir toujours se demander s’il va avoir assez d’argent pour payer sa facture.

« Dans la vie, l’argent ne me dérange pas, ce n’est pas une fixation. Je ne vais pas courir pour avoir la job la plus payante. Ce que je veux, c’est être capable de payer ce que j’ai à payer. Je ne veux pas regarder constamment les prix. »

L’épargne est un moyen efficace de se constituer un coussin financier. Selon lui, elle n’est pas assez valorisée dans la société québécoise, même si la province affiche l’un des taux d’endettement les plus bas par ménage en Amérique du Nord.

« À 20 ans, on devrait commencer à économiser, surtout si l’on reçoit de l’aide de nos parents pour payer les factures. Mon objectif en épargnant est d’acheter un bloc à appartements ou un condo. J’ai pas mal d’argent de côté. J’en ai dans un CELI que j’ai investi en bourse. »