Sol Zanetti c'est exprimer en faveur de la taxation des plus nantis pour rémunérés les stages tandis que la nouvelle députée péquiste, Catherine Gentilcore, mentionnait qu'elle avait des "souvenirs de 2012" en voyant la foule d'étudiant.es. Crédit photo : Antoine Morin-Racine

Grève des stages : Les oppositions réitèrent leur support à la rémunération des stages à la fin d’une manifestation de l’AÉSS

Mardi midi, plusieurs d’étudiant.es ont été réuni.es par l’Association des étudiant.es en sciences sociales (AÉSS) pour une manifestation en faveur de la rémunération des stages. Partant des bureaux du ministère de l’éducation au complexe G, celleux-ci ont été joint par trois députés à leur arrivée en face de l’Assemblée nationale.

Par Antoine Morin-Racine, chef de pupitre aux actualités

Après avoir voté, un à trois jours de grève dans les dernières semaines, plusieurs associations étudiantes ont convié leurs membres à une manifestation. La manifestation, organisée par l’AÉSS, a commencé vers 13h30 en face des bureaux du ministère de l’Éducation supérieure situé au Complexe Marie-Guyart.

Sous le thème du poisson d’avril, la manifestation avait pour slogan principal « La rémunération des stages, c’est pas une blague ! ». En plus de l’AÉSS et des étudiant.es de l’Université Laval, des étudiant.es des cégeps de la région de Québec, du cégep de La Pocatière et de l’Université du Québec à Chicoutimi étaient présent.es pour exprimer leur colère quant à la non-rémunération des stages. À travers la province, c’était plus de 25 000 étudiant.es qui étaient en grève.

Une manifestation sous le signe du poisson. Crédit photo : Antoine Morin-Racine
Plusieurs étudiant.es présent.es avaient fait le chemin de La Pocatière ou Chicoutimi. Crédit photo : Antoine Morin-Racine

L’AESS avait similairement défilé sur le campus lors d’une grève similaire l’automne dernier en demandant à la direction universitaire de se positionner en faveur de la rémunération des stages. Suite à une récente sortie dans les médias où Cathia Bergeron, vice-rectrice aux études et aux affaires étudiantes, se positionnait en faveur d’une bonification des bourses particulièrement en santé et service, l’AÉSS considère que l’Université se tient maintenant de plus en plus à ses côtés sur cet enjeu.

Ce printemps, c’était au tour de solliciter l’Assemblée nationale afin que celle-ci agisse sur les engagements qu’elle a précédemment pris concernant la rémunération des stages. Le plus important d’entre eux était une motion votée à l’unanimité par la chambre en 2023 qui stipule la volonté de l’assemblée de rémunérer l’ensemble des stages du secteur public.

Après avoir marché sur le boulevard René Lévesque en scandant « Pas de salaire, pas de stagiaire » ou « Couper n’importe où, vous avez pêché ça où ? » jusqu’à la rue Cartier, puis sur la Grande Allée (où quelques fumigènes ont été allumés), la manifestation s’est finalement arrêtée en face de l’Assemblée nationale.

Quelques fumigènes ont été allumés sur la Grande Allée. Crédit photo : Antoine Morin-Racine

Face à la fontaine de Tourny se sont ainsi exprimé.es plusieurs étudiant.es qui ont rappelé la nature fondamentalement féministe de la lutte pour la rémunération des stages, l’empirement de la précarité étudiante, particulièrement en région, et leur indignation face au non-respect des promesses de la CAQ après la motion unanime que son gouvernement a endossée.

Les dernières interventions furent celles de Sol Zanetti (QS) et Madwa Nika-Cadet (PLQ), deux députés s’étant positionnés maintes fois sur le sujet par le passé. Les deux étaient cependant joints par la nouvelle députée péquiste de Terrebonne, Catherine Gentilcore, qui a réitéré le matin même en conférence de presse l’acceptation à l’unanimité motion que son parti avait déposée il y maintenant deux ans.

Les interventions des député.es signant la fin de la manifestation, Coralie Duschesneau, nouvelle présidente de la CADEUL à tenue à leur rappeler que l’ensemble des étudiant.es présent.es s’attendront à voir des positions similaires dans leurs prochaines plateformes électorales.

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