Les stagiaires post-doctoraux de l’Université sont nouvellement syndiqués. En effet, depuis le 1er août, ceux qui poursuivent leurs études après le doctorat en faisant un stage rémunéré auprès d’un professeur ont en leur possession un certificat d’accréditation syndicale.

Affiliés au SA2RE, le processus de syndicalisation permettra de s’assurer que les normes du travail sont respectées dans le milieu atypique qu’est celui des stagiaires post-doctoraux. «La première revendication c’est le respect des normes du travail. Avec le statut de salarié vient tous les avantages des normes du travail comme les congés parentaux ou les vacances et en ce moment, l’Université ne respecte pas ces normes, les stagiaires n’avaient même pas de talon de paie», explique Charles-Alexandre Bélisle, vice-président aux relations du travail pour le SA2RE.

«En 2011 il y a eu un jugement à l’UQAM parce ce n’était pas clair que les stagiaires étaient des employés et maintenant l’on sait que ce sont des salariés». Cependant, ces changements rapides causent un peu de remous dans les différentes universités québécoises qui peinent à cerner les besoins des stagiaires post-doctoraux. «À l’Université c’est nébuleux», rajoute M. Bélisle.

«En plus du respect des lois du travail, la syndicalisation donne aux stagiaires postdoctoraux une voix unie face à l’employeur afin d’obtenir un contrat de travail en bon et due forme. Cela permet aussi de contrer l’arbitraire patronal auquel font face les stagiaires postdoctoraux en leur donnant un véhicule de représentation qui défend en premier lieu leurs intérêts», affirme M. Bélisle.

L’intérêt chez les stagiaires semble d’ailleurs vif puisque 70% des 280 stagiaires ont signé leur carte d’accréditation syndicale et payé leurs premières cotisations afin de démontrer leur intérêt à être syndiqués.

Le chemin à parcourir reste toutefois long jusqu’à l’obtention d’une convention collective pour les stagiaires, «il y a eu une rencontre préparatoire la semaine passée, mais la véritable négociation aura lieu l’an prochain, au printemps», dit M. Bélisle, «Ça va permettre d’améliorer les conditions de travail à l’Université Laval en général».

Il n’a pas été possible de rejoindre le vice-rectorat aux ressources humaines pour avoir une réaction.

N.B. Charles-Alexandre Bélisle est également membre du conseil d’administration de la COMEUL, l’organisation de laquelle dépend Impact Campus.