Le concept est simple : une personne décide de cuisiner un menu typique de son pays ou de sa région en recevant chez elle des personnes de tous les horizons. En quelques clics seulement, la culture s’offre à tous ceux qui le désirent sur le campus.

Solène d’Arexy est étudiante en droit international, spécialisée en sécurité alimentaire et en droit de la culture. Elle caresse cette idée de partage gastronomique depuis quelques mois déjà.

Il s’agit d’une initiative concrète au sein même de la communauté de l’Université Laval, qui offrira la chance à ceux qui le souhaitent de découvrir d’autres horizons par la nourriture.

Chaque fois, les hôtes proposent un thème particulier tout en précisant le nombre d’invités maximal sur le groupe Facebook Un pays un souper. À partir de cet instant, un lieu et une date, qui conviennent à tous, sont fixés. Le rendez-vous est pris, puis les étudiants se rassemblent autour d’un plat. Des discussions intéressantes en émanent d’ailleurs.

« C’est tout particulièrement cette année, puisque j’ai décidé de poursuivre ma maitrise ici en tant qu’étudiante régulière, que j’ai réalisé que mes études étaient très théoriques, alors que je ressentais le besoin de mettre en place quelque chose de plus concret à mon échelle. Mes derniers voyages m’ont particulièrement marquée, et j’ai constaté que la façon dont j’appréciais le plus découvrir une nouvelle culture, c’est en me rendant chez l’habitant et en partageant un repas avec lui. » -Solène d’Arexy

Déroulement et découverte

La créatrice d’Un pays, un souper s’est lancée dans cette aventure la tête première, il y a quelques mois, un peu après son arrivée dans la Vieille Capitale. C’est sous la thématique de la cuisine provençale qu’elle a accueilli sept personnes dans son appartement la première fois, afin de leur faire découvrir quelques plats typiques de sa région natale, Aix-en-Provence, en France.

« Le but, c’est vraiment de faire connaître des spécialités, de faire connaître une partie de son identité et de sa culture », précise Solène d’Arexy. Voyageuse invétérée, elle considère que la découverte des autres cultures se fait de prime abord par le biais de l’alimentation locale de ces destinations étrangères.

Elle soutient notamment que cette idée lui est venue des conséquences de la standardisation alimentaire et de l’absence de la diversité des aliments au sein de la société actuelle.

« Je trouve qu’il est important d’arriver à se poser et de se dire qu’on accorde de l’importance au repas. Ça devient un moment convivial, et ça nous permet de rencontrer de nouvelles personnes », explique l’étudiante française de 23 ans.

Chacun son tour

La personne qui organise le souper se charge financièrement de l’achat de tous les ingrédients nécessaires à la préparation de son menu. L’hôte suggère aux invités d’apporter quelques mets et apéritifs qu’ils considèrent provenir de cette région ou de ce pays, selon la thématique établie.

Les invités, quant à eux, s’engagent également à préparer un souper chez eux, dans les prochaines semaines.

Selon les disponibilités de l’hôte, l’une ou deux des personnes invitées et intéressées à apprendre ce type de cuisine pourront également assister et aider à la préparation du repas. Il s’agit là d’une forme modernisée de l’échange culturel, indique l’entrepreneure.

L’objectif de cette initiative est de créer une communauté avide de culture et de découvertes culinaires. Selon Solène d’Arexy, la diversité culturelle de la communauté universitaire permettra dans les prochaines semaines d’accéder à une grande diversité culinaire.

Le prochain souper accueillera de nombreuses personnes de provenance différentes : de la France au Québec en passant par l’Argentine et bien d’autres régions du monde.


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