Dès son entrée, sous les ovations de l’auditoire, M. Duceppe, visiblement touché par l’accueil qui lui était réservé, a lancé une invitation au «vote massif ». «Votez pour ce que vous voulez, votez pour ce que vous êtes, ce que vous aimez, mais allez voter!», a-t-il scandé à plusieurs reprises durant son discours, chaque fois sous les applaudissements du public.

M. Duceppe dit déplorer le bas taux de participation des jeunes électeurs, rejoignant le président du Forum Jeunesse du Bloc, Jean-François Landry. Ce dernier a d’ailleurs prononcé un discours en ce sens, en guise d’introduction au chef bloquise. « Il est crucial de voter le 14 octobre; il en va de nos valeurs et de nos principes », a-t-il affirmé ajoutant que l’abstention du droit de vote équivaudrait à «cautionner Harper».

«Bloquer» les conservateurs
Entouré par les candidats de la région de Québec, Gilles Duceppe a longuement critiqué avec humour le bilan et les engagements du gouvernement conservateur. Il a invité les Québécois à empêcher de «perpétuer cette arrogance qui caractérise les conservateurs».

Le député de Laurier-Ste-Marie a mis en relief ce qu’il considère être les lacunes de la plate-forme conservatrice. Selon M. Duceppe, le Parti conservateur n’apporte pas de mesure concrète pour soutenir l’économie, sauf s’il s’agit «d’enrichir les riches et d’appauvrir les pauvres». Il a de plus enjoint le chef conservateur à régler une fois pour tout le problème du déséquilibre fiscal. De plus, aux dires de M. Duceppe, les conservateurs ne proposent aucun engagement ferme en ce qui a trait à l’environnement, car ils sont soumis aux pétrolières.

M. Duceppe a également tenu à dénoncer le silence des candidats conservateurs durant la campagne. «Ils sont à genoux devant Harper, a-t-il déclaré, ils sont aveuglés par leur idéologie».

En terminant, M. Duceppe a, une dernière fois, rappelé l’importance de se rendre aux urnes le 14 octobre. Il a affirmé que le «vote déterminant» peut être celui de n’importe quel électeur. «Chaque vote compte, c’est ça la démocratie», a-t-il conclu, avant de quitter sous les ovations des étudiants l’ayant accueilli en héros.