Rencontré à l’Antropos Café du pavillon De Koninck, le vice-président aux affaires pédagogiques a expliqué sa vision de la situation à Impact Campus: «On est un des baccalauréats avec le plus d’abandon après la première session. Il faut voir avec les élèves qui s’en vont quelles sont leurs raisons. De cette façon, on va peut-être comprendre le phénomène.

Plusieurs raisons semblent déjà avoir été cernées par le comité : «Beaucoup d’élèves viennent voir en anthropologie, mais hésitent entre deux programmes. Finalement, ils décident de changer. On ne sait pas encore pourquoi il y a ce changement, mais on veut travailler très fort là-dessus.» Même si le fond de la problématique reste floue, Félix-Antoine Charest a déjà commencé à dessiner les grands contours des solutions. Celles-ci seront en grande partie basées sur le dialogue avec la communauté étudiante du programme. «Il faudra faire des rencontres avec les étudiants qui veulent lâcher, mais il faut que ça soit ouvert aux autres aussi. On veut entendre ce que les étudiants ont à dire sur le contenu pédagogique pour apporter les changements qui s’avèreraient nécessaires. Il faudra aussi expliquer les débouchés; il y a des ouvertures en anthropologie, mais on n’en entend pas parler», pense le vice-président aux affaires pédagogiques. Pour ce faire, ce dernier aimerait convier des anthropologues de formation afin qu’ils expliquent les possibilités d’emploi.

Cependant, c’est pour la qualité du programme que l’AÉÉA veut retenir ses membres, et non par une opération charme à tout prix : «On veut pousser l’intégration des élèves par l’intégration pédagogique; on ne veut pas qu’ils restent pour les partys, mais bien pour l’anthropologie» conclut M. Charest.

Le point de vue de la direction
La directrice de programme n’a pas du tout la même vision de la situation que semble avoir l’Association étudiante. Marie-Andrée Couillard, directrice du département, confirme avoir rencontré l’exécutif de l’association, mais pas du tout pour les mêmes motifs. «Il y a eu des rumeurs que le baccalauréat allait fermer. Mais non! Le baccalauréat est en très bonne santé. Ce que je voulais de la part de l’AÉÉA, c’est qu’elle travaille à créer un sentiment d’appartenance. […] Mais peut-être y a-t-il eu un abus d’enthousiasme», expose-t-elle, tout en se demandant le pourquoi de cette initiative. En effet, pour Mme Couillard, le comité de programme est là pour veiller à la qualité de l’enseignement et il accomplit son travail avec grand soin.

Mme Couillard met de l’avant plusieurs faits pour attester que son programme se porte bien: mise sur pied d’un microprogramme, création du cours «Choc culturel à l’échelle internationale» et succès des étudiants à la maîtrise. «À la maîtrise, on se fait arracher les étudiants avant qu’ils ne finissent! Nous sommes très fort au Département en recherche qualitative», spécifie la directrice de programme. Celle-ci se dit cependant très intéressée par l’initiative et est prête à travailler avec l’association pour améliorer la qualité de la vie étudiante en anthropologie.