C’est à Percé, dans la Villa Frédérick-James (du nom du peintre américain qui en a jadis fait sa demeure et son atelier), récemment passée sous le giron de l’Université Laval à la suite d’un don de la Fondation de l’Héritage canadien du Québec, que se déroulent onze de celles-ci. L’École internationale d’été de Percé offre chaque année depuis 2002, une dizaine de formations différentes dans le domaine artistique ou même en philosophie esthétique. Les étudiants fréquentant ces écoles d’été peuvent loger dans les maisons Wexford et Biard, situées à proximité.

On accueille, sur le campus
En plus des formations offertes sur la péninsule gaspésienne, les étudiants désireux de poursuivre leur apprentissage sont invités à plusieurs écoles d’été se déroulant à Québec. Ainsi, du 24 au 30 mai, les locaux de l’UL ont été le lieu de la première édition de l’École internationnal d’été sur les terrorismes, organisée par l’Institut québécois des Hautes Études Internationales, et présentant des réflexions sur des aspects politiques peu abordés.

Le campus est aussi, traditionnellement, l’hôte de l’École d’été de l’Institut du Nouveau Monde. Organisée à la fin d’août par un think tank concentré sur les valeurs démocratiques, celle-ci se veut une rencontre citoyenne de réflexion sur les enjeux québécois et internationaux. Mentionnons aussi l’Université féministe d’été, l’occasion d’assister à une dizaine de conférences présentées au début du mois de juin sur les enjeux abordés par le Diplôme en études féministes.

Et plus au nord
Élise Lagacé, étudiante en relations industrielles, a participé à l’école d’été intitulée «La forêt: économie politique du Québec contemporain», un séjour à la Forêt Montmorency qui s’est déroulé du 11 au 22 mai. «Ce que j’ai apprécié, c’est de vivre une expérience académique qui sort du cadre habituel de l’Université. D’être un petit groupe, qui suit un cours intensif sur un sujet précis, ça permet vraiment de s’imprégner du sujet, et ça stimule la discussion et les échanges avec les autres participants et intervenants. On apprend beaucoup plus dans une école d’été que dans un cours régulier de 15 semaines.»

Organisée conjointement par le département de sociologie et celui de relations industrielles, l’école d’été propose un horaire très différent du cadre scolaire habituel: pendant deux semaines, la trentaine d’étudiants ont assisté chaque jour à un cour magistral régulier, donné par le chargé de cours Robert Laplante le matin, avant de pouvoir profiter de l’après-midi pour vaquer aux occupations de leur choix. Avant chaque souper, un conférencier venait faire un exposé sur un sujet différent, et tout est mis en œuvre pour faire de cette école d’été une expérience immersive, où les participants sont constamment dans le sujet.