En mai dernier, l’administration lavalloise a augmenté les FIO (l’ensemble des frais imposés aux étudiants autres que les droits de scolarité) de 50 $ lors de l’adoption de son budget pour l’année 2008-2009. La CADEUL avait dénoncé cette hausse, la qualifiant d’abusive. Quelques jours après l’adoption du budget de l’UL, le ministère de l’Éducation a adopté un règlement obligeant les institutions universitaires à consulter les associations étudiantes reconnues sur toute augmentation de ces frais. «Tout changement à la nature ou au montant des frais institutionnels obligatoires qui étaient en vigueur en 2007-2008, et qui aurait pour effet d’augmenter la facture d’un étudiant, devra faire l’objet d’une entente entre l’établissement et l’association étudiante reconnue qui représente l’étudiant. À défaut d’entente, les augmentations permises devront s’inscrire à l’intérieur des paramètres», peut-on lire dans le document relatif à cet effet. Selon le règlement ministériel, lorsque les FIO payés par les étudiants se situent entre 555 et 699 $, une université ne peut les hausser de plus de 25 $.

Actuellement, les FIO des étudiants lavallois se situent aux alentours de 571 $ annuellement pour un étudiant de premier cycle inscrit à quinze crédits, si on additionne la hausse de l’an dernier aux chiffres fournis sur le site Internet du ministère de l’Éducation, qui datent de 2006-2007. Cette somme varie en fonction des facultés et du nombre de crédits. Aux dires des associations étudiantes du campus, l’UL compte faire augmenter la facture des étudiants au maximum permis par le règlement ministériel, soit 25 $.

Martin Guay, de la direction des communications de l’Université, explique quant à lui que «lorsque le ministère a établi ces règles, il a travaillé avec des moyennes. Il y a un paquet de discussions entre la CREPUQ (Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec) et le ministère. Quand ces règles ont été décrétées, il y avait déjà beaucoup
de fluctuations».

Plus tôt cette année, la CADEUL avait invité l’administration lavalloise à se prononcer sur ses intentions avant la fin de la session d’hiver. «L’administration est prête à négocier.

Ce qu’on dit, c’est que les frais institutionnels obligatoires ne sont pas nécessairement constructifs et ils n’améliorent pas l’accessibilité aux études, qui est l’une de nos priorités. S’il y a une hausse, ça prend une consultation auprès des étudiants.
Cet argent devra être utilisé à bon escient. Au moins, ce que l’on sait, c’est que nous serons inclus dans le processus»,
explique Simon Bérubé, président de la CADEUL. De son côté, Fanny Tremblay-Racicot, vice-présidente à l’externe de
l’AELIES, croit bien qu’il y aura une hausse, peu importe l’issue des négociations. «Nous allons négocier avec l’administration pour que ce soit moins que ça», fait-elle valoir.

L’Université Laval a refusé de commenter une possible hausse des FIO, prétextant qu’il fallait attendre la fin des rencontres avec les associations étudiantes.