Évidemment, Simon Bérubé de la CADEUL, et Jérome Lankoandé de l’ÆLIES demandent au parti politique qui formera le prochain gouvernement de réinvestir massivement dans l’éducation post-secondaire. Alors que la CADEUL estime que le gouvernement du Québec doit faire pression sur le fédéral, afin que la hausse des transferts fédéraux atteigne 4 G$, l’ÆLIES demande 3,5G$, dont
816 M$ pour le Québec. Les deux associations prêchent le retour au gel des frais de scolarité.

Alors que le sous-financement des universités représente un obstacle majeur au développement des universités, Simon Bérubé avance une idée novatrice pour solutionner le problème. La plateforme de revendications cadeulienne propose donc au gouvernement de légiférer pour que «les entreprises ayant une masse salariale d’un million de dollars et plus contribuent à un fonds dédié au financement de l’éducation postsecondaire. La CADEUL croit aussi que le nombre de sessions d’admissibilité à l’aide financière aux études doit augmenter, autant sous forme de prêts que de bourses. «C’est adopter une situation à la réalité. Tu as le droit de changer d’idée quand tu as entre 20 et 24 ans», dit Bérubé, faisant référence aux étudiants changeant de programmes pendant le premier cycle, ce qui nuit à leur situation financière s’ils décident de poursuivre à la maîtrise.

Sensible à la situation des étudiants étrangers, l’ÆLIES, via son président Jérome Lankoandé, insiste pour que la déréglementation des frais de scolarité pour les étudiants étrangers soit révoquée. «Nous espérons que les partis politiques vont entendre raison. Si la politique d’immigration telle que présentée est celle qu’on veut pour le Québec, il faut revoir ces frais de scolarité, car il y a une relation directe», fait valoir Jérome Lankoandé. De plus, en matière de recherche universitaire, l’association des étudiants de deuxième cycle désire que les budgets accordés au Fonds québécois de recherche sur la société et la culture, au Fonds québécois de la recherche sur la nature et les technologies et au Fonds de la recherche en santé, soient augmentés.

Santé et environnement
Sortant du cadre éducationnel à proprement dit, les deux associations s’immiscent dans le débat de la santé et de l’environnement. Selon la CADEUL, Québec devrait s’engager à «déposer un projet de loi ou de règlement rendant obligatoire l’étiquetage des aliments contenant des OGM et qu’il soit mis en place rapidement». L’ÆLIES insiste de son côté pour que le provincial institue des mesures pour diminuer les émissions de GES de
6% d’ici 2012, par rapport au niveau de 1990. Simon Bérubé et Jérome Lankoandé, enjoignent le prochain gouvernement à soutenir financièrement le laissez-passer universel, la fameuse U-Pass. Si ce projet fonctionne, le statut d’étudiant permettrait de profiter des transports en commun gratuitement.

Les plateformes complètent sont disponibles aux adresses suivantes : www.cadeul.ulaval.ca et www.aelies.ulaval.ca.