Débats de la SPECQUE lors de l’édition de l’année dernière à Paris.

Photo: Courtoisie

Ce lundi 24 août a été lancée dans la Vieille Capitale la semaine d’activités au terme de laquelle?les étudiants, mis dans la peau d’eurodéputés au sein d’un Parlement européen fictif, amenderont et adopteront une série de directives visant à changer la face de l’Union européenne. Créée il y a 11 ans, à l’initiative d’un groupe d’étudiants en relations internationales dirigé par Brigitte Breton, la SPECQUE se déroule entièrement en français. Plusieurs universités anglophones canadiennes dont Toronto, York et Ottawa, y ont une délégation.

Débattre de la réalité
Les participants, regroupés en six groupes politiques reflétant la diversité idéologique de l’Europe, sont appelés à prendre position sur des enjeux aussi variés que la lutte à la pauvreté, les relations russo-européennes ou encore l’interdiction de fumer dans les lieux publics. «C’est enrichissant de voir une vision extérieure de l’Europe. C’est l’occasion de se pencher sérieusement sur des textes juridiques», explique le Belge Brice Empain, qui en est à sa deuxième participation.

Distribués en ligne sur le site Internet de la SPECQUE, les documents contenant les positions préliminaires des différents groupes politiques sur chacune des directives relèvent d’un travail de recherche minutieux. «Les textes se choisissent par affinité. Ils sont souvent issus des textes véridiques débattus au Parlement européen. Il y a un lien direct avec l’actualité», fait valoir Maxime Staelens de l’Université Catholique de Louvain. La SPECQUE privilégie l’apolitisme dans les débats. Ainsi, les eurodéputés bénéficient de toute la latitude pour exprimer leur véritable opinion et ainsi enfreindre la ligne de parti.

Pour les curieux, il est possible d’assister à cette simulation internationale en se rendant à l’Assemblée nationale le mercredi 27 août et le lendemain. Il est important d’apporter des pièces d’identités. Les débats commencent à 13h.