Chacune des délégations provenant de 300 universités à travers le monde représentait des pays différents afin que la simulation se rapproche de la réalité de l’ONU. Au total, 3000 étudiants ont débattu au cours de cette simulation. Les Lavallois ont eu à défendre les convictions de la Finlande et de la Hongrie.

À travers des débats et des résolutions élaborées, les étudiants ont compris davantage le fonctionnement de l’ONU, comme l’explique le chef de la délégation lavalloise, François Martineault, finissant au baccalauréat en études internationales et langues modernes: «Dans une diplomatie, il y a toujours des gagnants et des perdants. On a beau travailler extrêmement fort, il faut aussi réussir à obtenir l’appui des autres pays.» L’événement se déroulait en anglais. Bien que les étudiants se soient bien préparés à cette réalité, la barrière de la langue ajoutait une difficulté à la simulation. Élodie C. Roy, elle aussi finissante au baccalauréat en études internationales, avoue avoir été parfois dépassée par les événements: «Ça allait vite! D’autres gens réussissent à pousser plus loin la réflexion parce que c’est leur langue maternelle, et les délégations qui gagnent sont justement celles qui s’imposent et prennent régulièrement la parole.»

La simulation a permis aux étudiants d’ajouter un élément concret à leurs études, en plus de tisser des liens avec d’autres étudiants des quatre coins du monde. Plusieurs délégations d’Asie, d’Europe et d’Amérique centrale étaient présentes. Selon Mme Roy, discuter avec d’autres leaders mondiaux a été un autre élément enrichissant : «C’est intéressant de tisser des liens avec des gens de partout dans le monde qui se passionnent par les mêmes sujets. Ils réfléchissent aux mêmes questions et ont des solutions concrètes pour certains problèmes. Nous ne sommes pas les seuls à vouloir agir, et c’est motivant!»

Importante distinction
François Martineault s’est vu décerner une mention honorable pour son travail de représentation d’une organisation non gouvernementale, l’International Association for Religious Freedom. Il a influencé les opinions de manière favorable afin de faire inscrire la liberté religieuse au nombre des droits fondamentaux de la personne. Tout au long de la simulation, il a travaillé à convaincre les différents pays qu’une résolution des Nations Unies était importante, mais qu’elle devait être suivie de gestes concrets dans les pays qui maintiennent une religion d’État, et où toute autre religion est interdite. Cette reconnaissance permet d’ailleurs à l’Université Laval d’être reconnue comme délégation, comme l’explique M. Martineault : «Ce n’est pas évident de réussir à s’imposer. Le HNMUN-Laval est une association montée par et pour des étudiants. Avec une telle reconnaissance, ça va peut-être nous permettre de recevoir encore plus de soutien. Certaines universités se préparent toute l’année pour cette rencontre avec des cours et des professeurs appropriés. Je suis fier de constater qu’on réalise tout ça par nous-mêmes.»