C’est sous la thématique «Un mouvement social pour un développement durable» que celui-ci prendrait forme. Le but premier serait par ailleurs de réunir la communauté universitaire. «Je crois que ce projet innovateur faciliterait l’intégration des étudiants en les invitant à participer à la vie communautaire», affirme Rachel Bussières. «Une association extra-scolaire serait mise sur pied afin d’organiser des repas communautaires, des repas d’échanges interculturels, des repas thématiques, etc.», ajoute-t-elle. Elle sollicite par ailleurs la communauté universitaire à apporter ses suggestions. «Les gens sont invités à développer le projet en apportant des idées. Ils pourraient ainsi orienter cette cuisine communautaire», déclare-t-elle.
Rachel Bussières souhaite intégrer de multiples dimensions à ce projet. «Privilégiant une dimension écologique, sociale et multiculturelle, le projet de la cuisine communautaire serait inclusif, ouvert sur les variétés culinaires et prônerait le développement durable», affirme-t-elle.

Les étudiants pourraient cependant attendre un certain temps avant de pouvoir profiter de cette initiative. Rachel Bussières est toutefois optimiste : «Il ne manque qu’à réfléchir à son fonctionnement avant de le présenter au conseil d’administration et de le mettre sur pied.»

Besoin d’appuis
Cindy Harquail, coordonnatrice d’opérations au Service affaires étudiantes, croit que le projet aurait de bonnes chances d’obtenir l’appui de l’Université. Elle souligne toutefois l’importance d’avoir notamment un maximum d’appuis. «Si Rachel Bussières a plusieurs appuis, par exemple de la CADEUL, de l’AELIÉS, des associations étudiantes et des professeurs, et qu’il y a une réelle demande sur le campus, le projet pourrait prendre forme, déclare-t-elle. D’autant plus que beaucoup d’étudiants étrangers pourraient être intéressés par cette initiative».

Certaines personnes ont témoigné leur intérêt pour le projet. «En allant au caucus de la CADEUL le 13 mars dernier, j’ai recueilli une liste de personnes intéressées à se joindre au projet afin de le développer», déclare Rachel Bussières. «Si toutes les associations étudiantes l’appuyaient, nous pourrions former un comité fondateur ralliant les étudiants en alimentation, en biologie, en écologie, en agro-économie, en sciences sociales et tout autre étudiant susceptible d’apporter son aide pour réaliser ce projet» ajoute Rachel Bussières. À ce jour, l’Association des étudiantes et étudiants en anthropologie, l’Association des étudiants et étudiantes en sciences sociales, de même que la CADEUL se sont manifestées.

Cindy Harquail croit qu’un des obstacles possibles à la mise sur pied de cette cuisine communautaire serait le budget à investir. «Il y a lieu de se demander quelle somme l’Université Laval devrait investir. Si elle devait investir de grosses sommes, cela pourrait freiner le projet, étant donné la conjecture économique. Il suffit d’être imaginatif», dit-elle.

Le projet a d’abord été proposé en 2005 par Rachel Mathieu, alors étudiante en science politique, avant de se retrouver sur les tablettes. Rachel Bussières a repris le concept l’année dernière en y apportant des modifications.