Plusieurs représentants de la fonction publique, enseignants et entrepreneurs ont partagé le micro avec David Ascher, PDG de Mozilla Messaging, Guy Lunardi, chef de produit pour Suse Linux chez Novell, et Jeff Bailey, ingénieur logiciel chez Google. Pendant deux jours, ces conférenciers ont abordé le logiciel libre sous tous ses angles: ceux déjà en usage dans le domaine public, opportunités de développement à modeste coût, adoption du «libre» dans les organismes gouvernementaux à travers le monde, ainsi que des implantations réussies à travers certains organismes publics du Québec et du Canada.

Les partis politiques québécois étaient également de l’évènement. Une table ronde s’est tenue vendredi matin, au cours de laquelle le candidat du Parti vert François Bédard, la députée péquiste Marie Malavoy et le député libéral Henri-François Gautrin ont débattu de la vision de leur parti devant l’utilisation des technologies libres dans l’administration
publique.

La Société GRICS (Gestion du réseau informatique des commissions scolaires), organisme à but non lucratif ayant pour but de combler les besoins informatiques des commissions scolaires, mettra bientôt à l’essai sa solution Colibris. Ce programme se veut une sélection de logiciels libres offerts aux commissions scolaires et aux familles. «Les commissions scolaires se tournent toujours vers les mêmes logiciels, souvent parce qu’elles ne connaissent pas les alternatives, explique Kevin Albert, technicien de la GRICS. Ensuite les élèves ont besoin du logiciel à la maison, mais les familles n’en n’ont pas toujours les moyens. Alors les gens se tournent vers le piratage, ce qu’on ne veut pas. On est opposés au piratage», ajoute-t-il.

Si l’édition de cette année s’est éloignée du campus lavallois, on trouve tout de même diverses réalisations du logiciel libre à Laval. Par exemple l’intranet Pixel, développé par des étudiants et maintenant utilisé par la Faculté des sciences
et génie.

Qu’est-ce qu’un logiciel libre?
Un logiciel libre, à la différence d’un logiciel propriétaire, est un logiciel dont la licence est libre. C’est à dire qu’elle donne à tout le monde certains droits, par exemple celui d’utiliser le logiciel, de le donner ou de le vendre, de consulter sa composition et même de le modifier. Représentés par le logo copyleft, une version inversée du copyright, ces projets se rassemblent pour la plupart autour d’une communauté mondiale de contributeurs, le projet GNU. Parmi les réalisations du libre, on connait notamment les systèmes d’exploitation à noyau Linux, le navigateur Firefox et le site internet Wikipédia. Sauf quelques exceptions, ces logiciels se caractérisent par leur gratuité, leur développement dynamique et leur aspect communautaire.