Insite, le site d'injection supervisé de Vancouver

Insite, le site d’injection supervisé de Vancouver

Photo: Courtoisie

Lamaze fait de l’équitation depuis son tout jeune âge. Mais son parcours jusqu’à la plus haute marche du podium, le 21 août, fut marqué par sa dépendance à la cocaïne. La toxicomanie lui a fait rater les jeux d’Atlanta, de Sydney et d’Athènes. Il n’a pas perdu sa dernière chance.

Le Canada, contrairement aux Etats-Unis, adopte une ligne plus souple envers la consommation de drogues. Non pas qu’il l’encourage, mais considérer un toxicomane comme une personne malade plutôt que comme un criminel favorise la guérison. La ville de Vancouver a compris depuis plusieurs années que traiter la toxicomanie en respectant ses victimes, provoque des résultats. Le site d’injection supervisé de son tristement célèbre Downtown Eastside a fait ses preuves. Les risques d’infections et de transmission de maladies reliés à l’injection d’héroïne ont diminué. De plus, les toxicomanes bénéficient du soutien du personnel médical, afin de les guider vers une victoire sur la dépendance. Vancouver est un exemple à suivre à ce sujet.

Le gouvernement du Québec vient pourtant de refuser qu’un tel site d’injection voie le jour dans la belle province. En refusant d’encadrer les toxicomanes, le danger de propagation de maladies augmente. L’Organisation mondiale de la Santé s’est depuis plusieurs années montrée en faveur de ces centres d’injections. Le nouveau ministre de la Santé, Yves Bolduc, avance que le projet ne fait pas suffisamment consensus dans la population. Ça nous donne au moins l’espérance que dorénavant, le gouvernement Charest cherchera l’aval de la population.