Tenu en marge du quadricentenaire de Québec, ce congrès a été présenté pour la première fois à Hawaï en 1999. Il vise à rassembler les jeunes activistes du monde entier, actifs et impliqués dans leur milieu, soucieux d’accomplir diverses actions pour promouvoir et mettre en pratique des techniques de développement durable. Christian Robitaille, du Forum jeunesse de la capitale et directeur général du congrès, cherchait un évènement à présenter dans le cadre des fêtes de Québec. «On est tombé sur cette série de congrès par hasard. On voulait proposer un événement jeunesse où les jeunes seraient autre chose que des spectateurs. On voulait que les jeunes prennent la place» dit-il.


Recrutement difficile

Près de 200 jeunes provenant des pays en voie de développement (PVD) ont eu la chance de participer au congrès. Cependant, attirer les représentants de ces pays reste difficile aux dires de Christian Robitaille: «J’aurais aimé qu’il y ait une meilleure participation des PVD. C’est difficile d’aller les chercher tant en qualité qu’en quantité. Ils sont moins réseautés. Le congrès est fait pour faire venir des jeunes qui sont actifs dans leur milieu. Avoir des personnes qui en revenant chez-eux vont devenir des agents de développement m’apparaît plus évident pour les jeunes qui ne proviennent pas des PVD», analyse Robitaille.

Malgré cette difficulté, plus d’une centaine de jeunes provenant de 110 pays jugés prioritaires par l’Agence canadienne de développement?international, ont eu la chance de faire le voyage. Sur ce nombre, 65 ont bénéficié d’une bourse couvrant toutes leurs dépenses.

Contenu varié

Avec 140?conférences, dont plusieurs tenues conjointement avec l’École d’été de l’Institut du Nouveau Monde présentée au même moment, les participants ont discuté de sujets faisant partis des objectifs du millénaires établis par l’ONU. Notamment, les questions des droits humains, du développement durable et de l’eau furent au centre des débats. «C’est une occasion inespérée de rencontrer des gens de partout qui arrivent à monter des choses intéressantes pour le pays», explique la parisienne Myriam Toumi, qui a profité de son séjour pour tourner un documentaire sur l’événement.

Au cours du volet action d’une durée de trois jours, les jeunes ont séjourné dans plusieurs régions de la province, où ils ont prêté mains fortes à divers organismes et entreprises reliés au développement durable. Ils ont aussi pris part à la marche mondiale pour la jeunesse, afin de souligner la journée internationale de la jeunesse de l’ONU. La ville de Québec porte maintenant le flambeau à la Turquie, qui sera l’hôte de la cinquième édition du congrès en 2010.