Le Groupe Gai de l’Université Laval (GGUL) a levé, pour la première fois, son drapeau arc-en-ciel la semaine dernière. C’est en toute discrétion que cet acte symbolique s’est tenu à l’Agora du pavillon Alphonse-Desjardins.

L’événement s’inscrivait dans le cadre de la Semaine de la diversité sexuelle, qui s’est déroulée du 9 au 14 février. Seulement une vingtaine de personnes y étaient présentes. La levée du drapeau visait notamment à souligner les 30 ans d’existence du GGUL. Émile Piché, président du GGUL, a déclaré en conférence souhaiter qu’un tel geste interpelle les gens. «Je souhaite de tout coeur qu’il saura vous inspirer à devenir porteur d’un message d’ouverture sincère et profonde à la liberté sexuelle», a-t-il fait savoir.

M. Piché a également déclaré sentir une certaine ouverture de la part des gens devant les homosexuels. «Je n’ai pas une connaissance particulière de chacune des facultés. Mais moi, je suis dans la faculté des sciences sociales et c’est très ouvert», a-t-il affirmé. «Des gens d’un peu partout qui ne sont pas nécessairement nos membres viennent à nos conférences le midi et sont intéressés à se renseigner sur le sujet», a-t-il ajouté.

Pour une troisième année, un membre de l’équipe de direction de l’Université s’est joint à la Semaine de la diversité sexuelle. Bernard Garnier, vice-recteur aux études et aux activités internationales, a profité de la levée du drapeau pour prononcer une allocution portant sur la nécessité de reconnaître la diversité sexuelle. Si M. Garnier avoue que les affiches des homosexuels sont parfois vandalisées, il abonde en ce sens : «Je ne connais pas tout le monde et toutes les situations, mais selon moi, ça va assez bien sur le campus», a-t-il affirmé.