Dans le cadre de la Semaine du développement international, l’auteur et conférencier Jean-Marc Hachey tiendra deux conférences le mardi 3 février à 10h et à 15h30 à l’Amphithéâtre Hydro-Québec sur la vie et le travail à l’étranger. Impact Campus lui a posé quatre questions sur les raisons qui peuvent motiver les étudiants à s’exiler.

IC: Quels sont les avantages et les désavantages de travailler à l’étranger?
JMH: Du point de vue professionnel, peu importe l’emploi, avec l’économie mondiale, l’expérience internationale aide tous les étudiants dans leur carrière future. Ils doivent démontrer à leurs employeurs qu’ils ont l’expérience de travail dans un milieu multiculturel. Travailler à l’international fait grandir et ouvre l’esprit. Les désavantages sont les risques, mais il faut surmonter les réticences. Ça ne peut qu’être positif.

IC: Quel est le principal obstacle auquel on doit faire face lorsque l’on décide d’aller travailler à l’étranger?
JMH: Le plus grand obstacle est la personne elle-même. Plusieurs ne se donnent pas la permission d’y aller; ils se donnent des excuses.

IC: Chez les gens que vous rencontrez, quelle est la principale crainte dont ils vous font part?
JMH: Il y a une série de craintes que les gens ont lorsqu’ils réfléchissent au fait de partir. Ils ont peur de s’ennuyer. Dans les pays en développement, ils ont peur par exemple des maladies. Mais en réalité, les accidents de voiture sont plus à considérer que les maladies! L’argent aussi. L’investissement est aussi un frein à la volonté des gens. Mais je peux vous dire que, pour une petite somme de trois ou quatre mille dollars, vous pouvez changer votre vie en quatre mois. Vous pouvez devenir fonctionnel en espagnol en passant trois ou quatre mois au Guatemala. Il faut mettre les choses en perspectives.

IC: Est-ce que la réalité du travail à l’échelle mondiale est suffisamment ouverte pour que les jeunes travailleurs bougent de pays en pays?
JMH: Oui. Il y a certainement une mobilité de la main-d’œuvre qui prend de l’ampleur. Les gens voyagent beaucoup plus souvent pour des séjours à court terme. Il y a donc plus d’emplois pour ce type de travailleurs. Par exemple au Canada, de plus en plus de postes offrent la possibilité d’aller travailler à l’extérieur.