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Le Coriolis II, navire de recherche de l’Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER), quittait le port des Iles-de-la-Madeleine en juin dernier. Direction Old Harry, au large des côtes de Terre-Neuve. Un étudiant de l’Université Laval était à son bord.

Cet étudiant, c’est Pascal Bourgault, qui achève son baccalauréat en physique. De mai à la fin août, il a travaillé avec l’équipe de l’ISMER à Rimouski, mais n’a passé qu’une semaine à bord du navire scientifique pour participer en première ligne aux recherches.

À bord, six autres étudiants d’origines argentine, terre-neuvienne et chinoise, ainsi que des professeurs en provenance de divers pays. Ils sont biologistes, océanographes et physiciens pour la majorité.

Pascal était le seul étudiant québécois. C’est en cherchant des stages pour l’été qu’il a contacté Daniel Bourgault, chef de la mission scientifique. « Le projet consistait à connaître la physique de l’eau autour de Old Harry. Toute la mission, c’était de chercher des informations sur cet endroit où il y aurait un prospect pétrolier », explique Pascal.

Pascal Bourgault - Photo : Alice Chiche

Pascal Bourgault – Photo : Alice Chiche

L’équipe des physiciens, dont il faisait partie, analysait principalement la colonne d’eau, les courants marins et la dispersion de l’eau. De l’aveu de Pascal, il ne connaissait pas beaucoup le domaine de l’océanographie et ne savait pas que des physiciens travaillent dans ce milieu.

Au boulot jour et nuit

En une semaine de mission, le navire doit parcourir plusieurs milles nautiques. Cela implique que les chercheurs (et l’équipage) n’ont pas d’horaire fixe. Qu’il fasse jour ou nuit, les équipes se mobilisent pour recueillir les données à l’endroit où ils sont… au moment où ils le sont. « Quand on fait des expériences, c’est non-stop. On arrive à un point, on fait toute notre série d’expérimentations et ensuite on va au prochain. Il n’y a pas de pause entre les deux. Si on arrive au point à 4 h du matin, ça se passe là », illustre Pascal. Le rythme est rapide et il faut suivre le tempo.

À titre de stagiaire, Pascal agissait principalement en soutien au chef de mission. Sur le plan scientifique, il a tiré à l’eau des bouées GPS et créé des cartes pour voir comment les courants de surface les ont dispersées. « Mais il n’y a pas grand-chose à analyser là-dedans », reconnaît-il. Malgré tout, « même si mon travail sur le bateau n’était pas extrêmement scientifique, le fait de faire de la science en plein milieu du golfe du Saint-Laurent, c’était vraiment épique ! » Car après tout, il raconte que lorsque les chercheurs ne travaillent pas, ils discutent, ce qui nourrit de beaux échanges.

Le Coriolis II et Old Harry

D’après les résultats des études menées par Pascal Bourgault et l’équipe qu’il accompagnait, les courants de surface amènent tout sur les côtes de Terre-Neuve, vers le nord. Si, un jour, on extrait le pétrole du gisement Old Harry et qu’un déversement pétrolier survient, on peut penser que le pétrole affecterait les côtes de Terre-Neuve, des Iles-de-la-Madeleine et de la Nouvelle-Écosse.

Le Corialis II est un navire scientifique originellement construit pour la garde côtière canadienne. Il est désormais exploité principalement pour la recherche scientifique universitaire.

Le gisement pétrolier Old Harry est situé à environ 80 km au nord des Iles-de-la-Madeleine, dans le golfe du Saint-Laurent. Les gouvernements du Québec, du Canada et de Terre-Neuve sont présentement en pourparlers sur l’exploration du gisement.  


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