Quatre postes demeuraient vacants le 1er mai, au lendemain de la date fixée pour le début du mandat des nouveaux administrateurs de l’Association des étudiantes et des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (ÆLIÉS). Une situation normale selon le président, Christian Djoko. 

La présidence, le secrétariat général et la vice-présidence aux affaires internes n’ont reçu aucune candidature à la date butoir fixée au 30 avril. Bien qu’une candidature à la vice-présidence aux affaires externes ait été déposée, elle n’a pas été retenue par le conseil d’administration de l’association, qui constitue également le collège électoral.

« Ce n’est pas la première fois que ça arrive. Je formule quelques hypothèses pour expliquer la situation : la période des mises en candidature arrive en fin de session et en plus il y a eu la grève. Ce n’est pas tout le monde qui est prêt à embarquer parce que c’est assez demandant [s’impliquer à l’ÆLIÉS] », explique le président de l’ÆLIÉS, Christian Djoko.

Pas de quoi s’inquiéter pour le moment, affirme-t-il. « Je ne pense pas que la situation s’explique par une faible participation. L’engagement dans un mouvement étudiant, ce n’est pas une job, c’est presque un sacerdoce », commente Christian pour souligner l’importance que l’ÆLIÉS accorde à ce que les candidats saisissent l’ampleur de la tâche.

Un désintérêt envers les activités de l’ÆLIÉS ou l’engagement étudiant en général ne serait pas à la source du problème, selon le président : « Si les gens avaient un désintérêt, ils auraient le goût de s’engager pour changer les choses ».

Dans l’éventualité où les postes sont toujours vacants, Christian Djoko assure que le conseil d’administration devra trouver une solution. « Il y a plusieurs scénarios sur la table. Je pense que c’est une prérogative qui appartient au CA de décider de la suite », conclut-il.

Réactions mitigées

Membre du conseil d’administration, Sébastien Lacroix explique que l’implication étudiante aux niveaux supérieurs est moindre que celle au premier cycle en raison de la proportion plus élevée d’étudiants internationaux et hors campus. « Par exemple, en philosophie, l’association compte 125 membres, mais on ne voit généralement qu’une vingtaine de personnes sur le campus », explique-t-il. L’ÆLIÉS a une culture associative différente de celle de la CADEUL, notamment quant à la rémunération des exécutants. Pour ces raisons, « ce n’est pas une communauté aussi impliquée qu’au premier cycle », termine Sébastien.

Marianne Girard, une autre administratrice, ajoute que la situation est décevante, car sans exécutif, « il n’y a pas grand chose à faire ». Questionnée sur la place de l’ÆLIÉS dans le processus de création d’une association nationale, elle reconnaît que le conseil d’administration n’a pas encore pensé à l’éventualité où les postes clés ne soient pas pourvus.

Chez les associations membres, le coordonnateur général du Regroupement des associations de la Faculté des Lettres (RAFaL), Maxime Laprise, souligne quant à lui que la situation actuelle découle d’un problème de structure de l’ÆLIÉS. « C’est facile de comprendre que les gens ne s’impliquent pas, soutient-il. Puisque les discussions ont lieu à huis-clos, c’est difficile de savoir ce qui se dit et de se sentir impliqué. »