Afin de souligner la Journée des femmes, le 8 mars prochain, l’Association des Femmes Diplômées des Universités de Québec (AFDU Québec) offre une conférence publique et gratuite, en formule 5 à 7, au pavillon Agathe-Lacerte de l’Université Laval.

Cette conférence accueillera cinq anciennes boursières de l’AFDU Québec. Ces jeunes femmes auront l’opportunité durant cette présentation de raconter en quoi les bourses octroyées par l’AFDU les ont appuyées dans la poursuite de leur cursus universitaire.

Loin d’être une simple association, l’AFDU Québec a également à son actif sa propre fondation. Cette dernière a pour objectif principal de « récolter des fonds afin de les distribuer en bourses à des étudiantes qui poursuivent des études avancées », souligne la présidente, Godelieve De Koninck.

Chaque année, près de 20 bourses sont octroyées pour un total de 30 000 $. Mme De Koninck insiste sur le fait que la présence de l’AFDU Québec au sein du campus de l’Université Laval peut faire toute une différence dans la vie d’une étudiante.

Elle invite d’ailleurs les jeunes femmes de la communauté universitaire à venir à la rencontre de l’AFDU durant son 5 à 7 afin de s’informer des opportunités qui peuvent s’offrir à elles.

Une évolution sans limites

Au début de l’histoire de la fondation, les bourses étaient données pour encourager les métiers non traditionnels chez les femmes. Au fil du temps, la dynamique a changé et l’AFDU Québec a entrepris de nouveaux projets.

En plus d’offrir des bourses à des étudiantes impliquées au sein même de la communauté universitaire et même à l’extérieur de celle-ci, elle s’implique dorénavant dans la question de l’éducation des femmes autochtones, le plus tôt possible dans leur cursus scolaire, dès la fin du secondaire.

Depuis l’existence de la fondation, près de 482 000 $ en bourses ont été offertes à de jeunes femmes afin de pouvoir favoriser la poursuite de leurs études et même de leur permettre de retourner aux études.

D’hier à aujourd’hui

L’Association des Femmes Diplômées des Universités de Québec a participé à de nombreuses résolutions locales, nationales et internationales par rapport aux droits des femmes. Elle s’est d’ailleurs impliquée dans plusieurs dossiers reliés à l’équité salariale et à la conciliation travail-famille.

En collaboration avec les autres associations de femmes diplômées canadiennes, l’association a permis de réglementer le port des armes à feu, de faire signer le protocole de Kyoto et également permis l’échec de l’adoption de la charia par le gouvernement ontarien.

L’association a aussi contribué à de nombreux changements au volet international. Sa réussite de faire bannir les mines anti personnelles, conjointement avec plusieurs organismes non gouvernementaux, constitue un fait marquant. Elle s’est d’ailleurs associée à l’Unicef afin d’encourager financièrement un projet pour l’éducation des filles au Rwanda.

En considérant toutes ces réalisations, Mme De Koninck déplore le fait que son groupe ne soit pas autant reconnu auprès de la communauté universitaire.

Un peu d’histoire

L’AFDU Québec est un organisme privé et sans but lucratif fondé en 1949. Sa mission principale demeure depuis bien des années de promouvoir l’éducation supérieure chez les femmes.

Les objectifs poursuivis par l’association sont d’assurer la présence des femmes à tous les échelons d’études supérieures. Cela se fait également dans la visée d’encourager les femmes à se diriger hors des sentiers battus vers des secteurs d’études non traditionnels, comme la foresterie.

Chaque année, plusieurs conférences et ateliers sont présentées aux membres de l’association concernant des questions qui se concentrent sur la place des femmes au sein de la société actuelle.

Aujourd’hui, l’AFDU Québec compte 24 membres, toutes des femmes universitaires.