Délaisser la viande pour ne consommer que des produits végétaux, voilà en quoi consiste le végétalisme. Une alimentation que de plus en plus de jeunes semblent vouloir pratiquer. Impact Campus a rencontré Myriam Landry, nutritionniste, afin d’en apprendre davantage sur les différentes facettes de ce mode de vie alimentaire.

Invitée par l’AVÉGÉ, Myriam Landry a offert une conférence aux membres de la communauté universitaire à la fin du mois de septembre dernier. « Ça soulève beaucoup de questions parce que c’est quand même un changement majeur pour les gens qui veulent faire la transition. J’ai aussi l’impression qu’il y a beaucoup de gens sur le campus qui sont curieux », mentionne Myriam Landry, nutritionniste.

Depuis l’âge de 19 ans, elle a changé progressivement son mode de vie alimentaire. Selon la nutritionniste, les motivations à tendre vers un régime végétalien se résument à l’environnement, la santé et l’éthique animale.

Pour l’environnement, le choix du végétalisme se justifie notamment en raison de la pollution que crée la production de produits d’origine animale. « Si on prend une livre de viande comparée à une livre de soya, la livre de viande demande beaucoup plus d’eau et de terre », explique-t-elle.

Prévenir les maladies chroniques

Le végétalisme comporte aussi beaucoup d’avantages pour la santé entre autres la prévention de maladies chroniques — maladie cardiovasculaire, diabète ou encore certains cancers — « qui peuvent être prévenues et contrôlées efficacement par une alimentation végétalienne saine et équilibrée. »

Le bien-être des animaux joue également une grande part dans cette transition alimentaire. « Dans notre société souvent les animaux sont perçus comme des objets, des aliments. Nous ne sommes pas portés à les voir comme des êtres sensibles qui ont une vie psychologique, une personnalité et un intérêt à vivre et à ne pas souffrir », indique Myriam. Un aspect qui grandit et dont la conscientisation est de plus en plus présente. « Je pense que de plus en plus de gens s’intéressent à l’éthique animale », estime-t-elle.

Créer une ouverture d’esprit

La nutritionniste croit également qu’adopter une alimentation végétalienne apporte une certaine ouverture d’esprit. « Les gens ont vu que je faisais ces changements-là sans jugement envers les autres. Je ne vais jamais attaquer quelqu’un par rapport [à ses choix alimentaires] », souligne-t-elle. Une attitude qui encourage et favorise les gens à poser des questions selon Myriam.

Elle ne cache pas que de passer à une alimentation végétalienne peut susciter certaines craintes. « On est habitué que la pièce principale dans notre assiette soit la viande. Avec les croyances populaires, les gens pensent qu’on retrouve uniquement les protéines dans la viande. Alors si on n’en mange pas ils pensent qu’on en manque », évoque la nutritionniste.

De son point de vue de nutritionniste, Myriam insiste pour dire qu’il ne faut pas adopter le végétalisme en tant que solution miracle. « Je vois beaucoup de mode alimentaire passer. Je pense qu’il y a un peu une aura de santé autour de ça », confie-t-elle.