Photo : Hubert Gaudreau

Le chef d’Option nationale, Jean-Martin Aussant, serait en discussion pour ob­tenir un nouvel emploi dans le monde des affaires, en attendant la prochaine élection. Un congrès est par ailleurs prévu début 2013 pour les membres de son parti.

Jérémie Thibodeau

Ancien vice-président chez Morgan Stanley de 2003 à 2005 et titulaire d’un doc­torat en analyse économique, Jean-Martin Aussant pourrait retourner vers son domaine professionnel. C’est du moins ce qu’il a laissé entendre la semaine dernière lors de son passage à l’Université Laval.

Pour ce qui est de la politique, en début 2013, les membres d’Option nationale devraient se donner rendez-vous pour discuter des prochaines étapes pour le jeune parti souverai­niste, un an après le congrès de formation.

Conférence courue

Près de 300 personnes étaient rassemblées au local 3880 du pavillon Alexandre-Vachon de l’Université Laval, mercredi dernier, pour entendre en conférence le chef d’Option na­tionale. L’ex-péquiste a articulé son discours autour de l’idée que la souveraineté est toujours d’actualité.

Devant un public captif, Jean-Martin Aussant a dé­claré que «la question d’iden­tité nationale ne dépendait pas de l’actualité [collusion, corruption, manque de temps] mais bien de la volonté de prendre nous-mêmes nos décisions.»

«Pour réussir la souverai­neté, toutes les forces [Parti québécois, Québec solidaire, Option nationale] doivent s’unir pour être plus fortes» expose M. Aussant. Il continue en disant que son parti est prêt à «fusionner si d’autres partis tiennent le même discours en matière de souveraineté.»

Pour expliquer ce que la souveraineté apportera au Québec, il utilise l’acrostiche LIT qu’il définit comme étant les lois, impôts et traités.

«Les lois, parce que le gou­vernement fédéral vote des lois que nous devons appli­quer. Les impôts, car nous don­nons environ 50 milliards de dollars au fédéral. Les traités, puisque le Québec n’est pas à la table de négociation des traités de libre-échange, donc nous ne pouvons pas donner notre avis avant la signature», explique-t-il.

Utilisation du financement du directeur général des élections

«Nous venons tout juste d’ouvrir une permanence si­tuée à Montréal dans le quar­tier Hochelaga-Maisonneuve», explique le fondateur du parti.

En plus, «nous avons maintenant une directrice générale, madame Sarah Désilets Rousseau», annonce Monsieur Aussant.

En bref, le 85 cents reçu par vote va servir à avoir des opé­rations un peu plus soutenues.

Un livre

Pendant la conférence, le principal intéressé a affirmé travailler toujours sur un livre pour démystifier les principaux arguments économiques lancés par les partis fédéralistes.

«Au départ, le livre aurait dû être terminé l’an passé, mais avec toutes les occupations que j’ai, j’écris lorsque j’ai des temps libres.»