Depuis la dissolution de la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ) l’an passé, la CADEUL demeure sans affiliation nationale. Dans son plan d’action, l’association étudiante de 1er cycle a pour mandat de retrouver une représentation nationale.

Selon l’association, ce ne sera ni la Fédération étudiante du Québec (FEUQ), ni l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ). Le message remontant des associations membres de la CADEUL est clair depuis la fin de la TaCEQ. « C’était très ferme que la FEUQ et l’ASSÉ n’étaient pas des modèles qui étaient adéquats pour la CADEUL. Mais nous avons tout de même reçu le mandat de continuer à représenter nos membres à l’échelle nationale », rapporte Caroline Aubry, présidente de la CADEUL.

Dans cette optique, l’association de 1er cycle de l’UL s’est concentrée cette année à établir des relations bilatérales avec d’autres associations de campus, mais aussi à réfléchir sur la création éventuelle d’une nouvelle instance nationale. « Ce n’est pas juste de dire qu’on ne veut pas être avec la FEUQ ou avec l’ASSÉ, mais il faut savoir ce que l’on veut. Est-ce qu’on veut être indépendant ? Est-ce qu’on veut être au sein d’un mouvement national ? », questionne Caroline avant de déclarer qu’un comité issu du caucus des associations a été créé pour discuter de ces différents enjeux.

Dans son plan d’action révisé, la CADEUL doit « contacter d’autres associations indépendantes pour voir si elles ont ce genre de réflexions là aussi, et voir s’il y a des possibilités de construire quelque chose ensemble. »

La présidente de la CADEUL explique la nécessité pour l’association de retrouver une représentation nationale : « On a fait le plus d’efforts possible cette année pour faire avancer nos positions, par exemple avec le Fonds des services de santé et d’éducation postsecondaire (FSSEP). C’est un enjeu qui est national en soi, et qui nous demande de négocier avec le gouvernement ; donc pour lequel un mouvement national serait vraiment utile. […] Ce dont on se rend compte, c’est que, même si on se débrouille assez bien pour une association indépendante, c’est très difficile… C’est sûr que l’on n’a pas la même voix que si on était regroupé au sein d’une association nationale. »

Dans l’idée de créer une nouvelle instance, la CADEUL essaie de prendre en compte les forces et les faiblesses des deux grandes associations nationales. « Par exemple, la FEUQ est super efficace pour produire du contenu pertinent, des recherches qui servent de sources après pour des actions. Ils ont un argumentaire très fort. Par contre, côté mobilisation, ils sont plus loin de leurs membres », exemplifie Caroline Aubry.

Selon elle, l’idée majeure est de rester proche des membres : « Ce qui est important pour nous, c’est que l’association nationale soit un outil d’abord et avant tout pour les associations qui sont membres. C’est un véhicule par lequel on peut faire avancer nos idées, mais encore faut-il que les idées viennent des associations membres. »

« Sinon, par rapport au mode de votation, on voudrait baser cela sur le mode de l’équité. Essayer de trouver un juste milieu pour donner un vote équitable pour les grosses associations, sans écraser les petites », conclut-elle.