Photo : Claudy Rivard

La Confédération des associations d’étudiants et étudiantes de l’Université Laval (CADEUL) a présenté la semaine dernière son plan directeur pour l’année 2012- 2013. Deux grands thèmes ressortent : la transparence et la représentativité, ainsi que les services aux membres. Analyse des enjeux.

Jean-François Normand

L’objectif est très clair : après une année animée par la grève, la CADEUL veut se re­tourner vers des éléments plus consensuels qui vont regrouper le campus. Aussi, le premier thème abordé est la démocratie et la relation avec les membres, une première pour un plan di­recteur cadeulien. On veut re­donner de la légitimité à l’asso­ciation étudiante, et cela passe, entre autres, par la création de différents comités, par la publi­cation des rapports mensuels et des procès-verbaux sur le site web.

On veut aussi augmenter les services aux associations : calendrier des activités du campus, services de graphistes et de comptables, etc. On es­père certainement retisser des liens avec les associations facultaires et départementales qui se sont éloignées l’an der­nier dans le contexte de grève.

Laissez-passer universel d’autobus

On se rappelle qu’en 2009 les étudiants avaient voté à forte majorité (75%) pour la créa­tion d’un laissez-passer uni­versel d’autobus dont la coti­sation maximale serait de 60$ par session. Or, le financement externe n’a pas été au rendez-vous et le projet est resté lettre morte. C’est pourquoi cette année la CADEUL veut refaire les calculs du coût d’implan­tation du projet, ce qui devrait nous amener vers un nouveau référendum sur la question d’ici l’an prochain.

Services aux étudiants

Ce sera définitivement (en­core) une année très occupée pour le vice-président aux fi­nances, car celui-ci devra su­perviser la récente ouverture du nouveau Café l’Équilibre dans le stade de soccer, en plus de pla­nifier la prochaine ouverture d’un second café étudiant dans le Super-PEPS. Dans le même ordre d’idées la Halte-Garderie devrait ouvrir ses portes d’ici 12 à 18 mois selon les estimés.

Le grand absent : La TaCEQ et la politique nationale

Compte tenu des récentes élections et de la grande incer­titude qui planait, l’exécutif a décidé de laisser vide la section sur la politique nationale. On ne mentionne pas non plus la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ). Pourtant certains enjeux importants auraient pu être abordés : le renouvellement incertain de la règle ministérielle sur les frais institutionnels obligatoires (FIO), le financement de la re­cherche universitaire au niveau pan-québécois, la (mauvaise) gestion des universités ainsi que l’augmentation des coûts publicitaires, etc.

La question qui reste est de savoir si les étudiants seront consultés sur la question où les décisions seront dévolues au caucus des associations. D’autant plus que la CADEUL n’a plus de position claire sur la hausse des frais de scolarité, ce qui constitue un problème dans le contexte d’un prochain sommet sur l’éducation.

Le plan directeur, qui com­porte vingt-sept (27) propo­sitions, n’a toutefois pas été ratifié par l’assemblée générale, faute de quorum. Il avait cepen­dant été adopté en caucus des associations, on peut donc s’at­tendre à ce qu’aucune grande modification ne soit apportée.