La CADEUL a mis sur pied le premier colloque portant sur la place du mouvement étudiant au sein de l’économie sociale. L’évènement, qui se déroulera le 6 mars prochain, est organisé en partenariat avec le Chantier de l’économie sociale. Les organisateurs désirent mettre de l’avant les initiatives étudiantes alors que plusieurs «s’inscrivent dans l’esprit de l’économie sociale», affirme l’association de premier cycle.

Pour l’exécutif, la finalité de cette journée est déjà bien établie. «L’objectif, c’est de s’adresser à l’ensemble de la population du Québec, les étudiant(e)s, les intervenant(e)s aussi du milieu de l’économie sociale, que les deux se rassemblent au même moment, dans un même lieu, d’offrir des activités concrètes pour montrer c’est quoi les initiatives étudiantes en économie sociale. Puis, aider à ce qu’il y en ait plus, stimuler l’entrepreneuriat collectif, offrir des outils», énonce Simon Hénault, vice-président aux affaires externes.

Il s’agit d’un évènement «à portée nationale», souligne l’association étudiante. De ce fait, la CADEUL invite ses membres, les personnes impliquées au sein des associations étudiantes, mais aussi les gens tout simplement intéressés par l’entrepreneuriat collectif ainsi que les intervenant(e)s du milieu de l’économie sociale à participer en grand nombre au colloque.

Au cours de la journée, différentes conférences et activités seront offertes aux participant(e)s. Les organisateur(rices) prévoient aussi une séance d’ateliers en après-midi se concluant avec une activité synthèse proposant des réflexions sur les échanges de la journée. L’association étudiante n’était pas en mesure de nommer les entreprises ou organisations qui participeront le 6 mars prochain, mais assure que les discussions avancent bien.

L’évènement sera gratuit et un cocktail de réseautage sera prévu en fin de journée pour permettre aux différents acteurs d’échanger, explique le vice-président aux affaires externes, mentionnant du même coup qu’il sera possible de s’inscrire dès la semaine prochaine.

L’exécutif de la CADEUL espère créer un engouement pour la journée du 6 mars prochain, promettant de mettre de l’avant les outils disponibles ici à l’Université Laval en entrepreneuriat collectif en plus d’apporter une aide aux associations qui aimeraient développer un service. 

L’économie sociale au Québec

Le Chantier de l’économie sociale définit celle-ci comme un «modèle de développement basé sur des valeurs de solidarité, d’équité et de transparence», écrit le principal interlocuteur du gouvernement en la matière.

Au Québec,  l’économie sociale représente plus de 7 000 entreprises collectives avec un chiffre d’affaires combiné d’environ 40 milliards de dollars, «soit davantage que les secteurs combinés de la construction, de l’aéronautique et des mines. Plus de 210 000 personnes y travaillent tous les jours», soulève l’organisation experte en la matière.

Du côté de la CADEUL, les membres de l’exécutif définissent la Confédération comme « un acteur majeur de l’entrepreneuriat collectif sur le campus de l’Université Laval ». Rappelons que l’association étudiante opère cinq installations de services alimentaires fournissant près de 300 emplois aux étudiant(e)s, en plus des services de consultation ainsi qu’un régime d’assurance collective.