Cinq mois après le référendum de la CADEUL, où en sont les projets de l’association des étudiants de premier cycle ?

Hausse de cotisation : les services aux étudiants maintenus

Au terme du scrutin étudiant du mois de novembre dernier, la CADEUL a vu sa cotisation augmenter de 2 $ (contre les 6 $ espérés initialement). Ce résultat permet, selon l’association, de maintenir les services actuellement offerts aux étudiants. « Ce qu’on a eu nous permet de maintenir ce qu’on a et d’avoir un budget régulier et stable », soutient Thierry Bouchard-Vincent, président de la CADEUL.

L’association des étudiants de premier cycle ne pourra toutefois pas espérer augmenter son offre de service. « C’est certain que les options qu’il y avait [si les étudiants avaient donné davantage] permettaient de développer plus facilement de nouveaux projets. Ça pouvait aller de l’augmentation des subventions ou l’accroissement des services comme le Bureau des droits étudiants, ou des bonifications du Show de la rentrée ou d’autres événements », développe Thierry.

Assurances collectives : des services en septembre

Les membres de la CADEUL ont décidé d’adhérer à un régime collectif d’assurance santé. Ce service sera pris en charge par l’Alliance pour la santé étudiante au Québec (ASEQ). Selon Thierry Bouchard-Vincent, les étudiants de premier cycle devraient bénéficier de cette prestation dès septembre : « La cible c’est l’automne. » Le président de la CADEUL assure que tous les moyens seront déployés en vue de cet objectif : « On est prêt à ajouter des ressources pour être certain que cela arrive à temps, parce que c’est un service qui est attendu depuis un moment par les étudiants. Et on ne voit pas de raison à ce que cela attende un an de plus. »

Le détail des montants et la gamme de services ne sont cependant toujours pas connus. « L’offre n’est pas encore déterminée exactement. Ce qui est certain c’est qu’il y aura une assurance médicaments, une assurance dentaire, certains services comme psychologie, physiothérapie, assurance voyage, etc. On essaie aussi de bâtir un réseau de partenaires pour que les étudiants aient non seulement la couverture d’assurance, mais qu’il y ait en plus des rabais dans la Ville de Québec », commente Thierry.

Et le coût ? Comme demandé lors du référendum, la prime annuelle pourrait aller jusqu’à 300 $. « C’est un montant maximal, déclare-t-il. On ne compte pas se rendre jusque là. C’était pour prévoir pour les prochaines années. »

Garderie : c’est ouvert !

Malgré un refus des étudiants de premier cycle de financer le projet lors du référendum, la CADEUL a ouvert les portes de sa halte-garderie le mois dernier. L’association a bénéficié d’une obtention inespérée de 50 places subventionnées par le ministère de la Famille. Depuis son ouverture, la garderie ne désemplit pas. « On est heureux. Les locaux sont bien. On a pu ouvrir à temps. La garderie était pleine en journée dès la journée d’ouverture », se réjouit le président de la CADEUL.

Celui-ci rappelle qu’il s’agit d’une garderie à horaires atypiques : « Pour l’instant, on n’a pas encore le nombre de plages à horaires atypiques qu’on voulait au début. Il y a encore des plages régulières. Mais on va continuer pour que cela satisfasse au plus les besoins des étudiants pour laisser leurs enfants pendant les cours. »

Laissez-passer universel : enfin à l’automne ?

Le projet de laissez-passer universel d’autobus (LPU) est sur la glace. Déjà neuf ans que ce projet, insufflé et porté par la CADEUL, est sur les tablettes et a connu son lot de rebondissements. « On est vraiment déçu du rythme auquel ça va, déplore Thierry Bouchard-Vincent. Présentement, on attend juste la confirmation et l’étude du RTC. Ça devait être fait l’été passé, pour qu’on puisse poser la question au dernier référendum. Mais les rencontres ont toujours été reportées, sans qu’on sache pourquoi. »

Le président de la CADEUL espère que ce projet se concrétise très prochainement : « Si cela ne se passe pas à l’automne prochain, je serais vraiment surpris. Il n’y a pas de raison que ça ne fonctionne pas. »

Le LPU permettrait aux étudiants de l’Université Laval d’emprunter les services du RTC et ceux du réseau de transport de la Ville de Lévis (STLévis) presque sans frais. Une cotisation serait prélevée automatiquement sur la facture étudiante.