Harmony Badi, étudiante en science politique à l’Université Laval, se présente aux élections scolaires dans l’arrondissement de La Cité. Son objectif : garantir les meilleures conditions possibles aux élèves.

C’est le désir de s’impliquer auprès de sa circonscription et de ses concitoyens qui a poussé Harmony Badi, étudiante de 23 ans de l’Université Laval, à se lancer dans la campagne des élections scolaires.

Sa préoccupation première est de « garantir un environnement propice à la réussite scolaire. Autrement dit, un environnement sécuritaire et dans lequel l’apprentissage peut se faire dans l’épanouissement », expose Mme Badi. C’est pourquoi son programme se focalise avant tout sur la lutte contre le décrochage scolaire, l’intimidation à l’école, l’homophobie, l’hypersexualisation, la violence et les taxes scolaires. La candidate cherche en effet à « garantir les meilleures conditions possibles pour les étudiants. »

Face aux coupures budgétaires qui réduisent les moyens des commissions scolaires, son mot d’ordre est de « faire mieux avec moins ». Elle propose « comme alternative de faire appel à des organismes communautaires à but non lucratif comme des organismes qui luttent pour les droits des personnes issues de la diversité sexuelle. Ces organismes communautaires sont déjà sur place et sont aptes à remplir ce genre de mandat. »

Un caractère de battante

Les points forts de cette jeune étudiante candidate résident dans sa personnalité, son bagage académique ainsi que dans  ses expériences. S’affirmant comme étant « clairement une battante qui ne lâche pas », elle n’a « pas peur de s’exprimer, de poser les questions qui font peur, tout en restant dans le tact et la diplomatie ». Cette qualité en matière de communication est particulièrement requise pour le mandat de commissaire qu’elle brigue, dont la charge première est la représentation des citoyens.

Harmony Badi insiste également sur son dynamisme et son « ambition de contribuer à la société, d’apporter des solutions ». C’est pourquoi elle se revendique comme étant « davantage dans l’action que dans les promesses. Davantage dans la recherche de solutions que dans les plaintes incessantes. »

Étudiante avant tout, elle raconte que l’Université Laval lui a permis de se forger un certain bagage académique et une analyse critique vis-à-vis des institutions, ce qui est, selon elle, essentiel pour aborder les organismes gouvernementaux. De même, la simulation parlementaire à laquelle elle a participé cet été l’aurait entre autres poussée à se lancer dans cette campagne. « À cette occasion, j’étais vraiment au cœur de l’action citoyenne et cela m’a encouragée à me dire que c’est dans l’action que l’on peut changer les choses. J’ai vu ce que c’était que la simulation de l’action citoyenne poussée à son extrême. Maintenant je veux le vivre en vrai », déclare-t-elle.

Harmony Badi souligne enfin un manque important de participation citoyenne aux élections des commissions scolaires. En effet, seulement 7 % de la population québécoise vote et se sent concernée par cette élection. Leurs rôles demeurent méconnus. Selon un sondage réalisé en 2010 par Léger Marketing, près de 60 % des Québécois ne seraient pas au courant du rôle essentiel que peuvent avoir les commissions scolaires au sein du corps éducatif.

Pour Harmony Badi, « ne pas aller voter, c’est laisser tomber sa communauté, l’éducation. Or l’éducation est une affaire de tous. Il ne faut pas attendre d’avoir des enfants ou que l’un d’entre eux soit victime d’intimidation pour se sentir concerné et aller voter. »