Une nouvelle hausse des frais de scolarité devrait être annoncée le 6 décembre prochain. L’Association des étudiants et étudiantes en sciences sociales (AÉSS) tente de contrer le gouvernement d’ici là. «Si les étudiants ne se lèvent pas, nous ne pourrons rien contre la hausse des droits de scolarité. Il faut une mobilisation massive pour s’opposer à l’augmentation», affirme Paul-Émile Auger, coordonnateur général de l’association.

Le comité de mobilisation contre la hausse des droits de scolarité veut attirer des étudiants de toutes les facultés pour avoir un pouvoir contre le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport. Réuni pour la première fois le 3 novembre, le groupe, d’une vingtaine de participants pour l’instant, se regroupera à nouveau cette semaine pour établir un plan d’action.

«La ministre Line Beauchamp a promis de se faire la gardienne de l’accessibilité des études supérieures, même s’il est inévitable qu’il y ait une hausse des frais de scolarité», a indiqué en entrevue téléphonique l’attaché de presse de celle-ci, Dave Leclerc. «Lors de la rencontre des partenaires en éducation, les thèmes du financement des universités et leur performance en termes de reddition aux étudiants seront centraux.»

Paul-Émile Auger croit qu’il y a d’autres solutions que l’augmentation et demande la participation de tous les étudiants contre le gonflement de la facture. «Nous utiliserons toutes les plateformes pour rejoindre le plus d’étudiants possible. Il y aura des sessions d’information, des analyses et des conférences. Nous voulons être prêts à présenter d’autres solutions au gouvernement Charest que celle de retourner la facture aux étudiants.»

La rencontre des partenaires en éducation se déroulera à Québec le 6 décembre. Elle durera une journée et réunira plus de cent individus représentant diverses associations de professeurs, de recteurs et directeurs, d'étudiants, d'employés de soutiens et parents autour de la table de négociations.