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Le nombre de cours offerts à l’Université Laval a été réduit de près de 15 % entre la période de 2014-2015 et celle de 2015-2016, selon des chiffres avancés par le Syndicat des chargés et des chargées de cours de l’Université Laval (SCCCUL).

La porte-parole de l’institution d’enseignement, Andrée-Anne Stewart, le concède : il y a bel et bien eu une diminution du nombre de cours dans la dernière année. Le SCCCUL et l’Université Laval s’entendent d’ailleurs pour porter le blâme sur les coupes budgétaires imposées par le gouvernement en enseignement supérieur.

Le SCCCUL affirme avoir obtenu les données par le biais d’une entente avec le vice-rectorat aux ressources humaines. Selon ces chiffres, la quantité de formations est passée de 9143 à 7805 dans les deux dernières années.

« Pour faire face aux coupures, les directeurs de départements ont dû procéder à une révision de leurs dépenses, ce qui a entrainé des effets sur les cours offerts », explique la présidente du regroupement, Christine Gauthier.

Critiques nuancées

L’administration indique toutefois ne pas être en mesure de confirmer les chiffres avancés par le syndicat. Dans le contexte de la grève des employés de soutien, les ressources sont concentrées sur les services prioritaires. « Présentement, ceux qui auraient accès aux chiffres sont affectés au bureau du registraire ou aux admissions », note la porte-parole de l’UL.

Cette baisse n’est pas conforme à la tendance qui est observée à Québec depuis les dernières années. « Mise à part en 2011-2012 où on a vu une diminution de 500 dans l’offre de cours, l’offre tendait généralement à augmenter, précise Mme Gauthier. Or, maintenant, on ressent les impacts des compressions. »

Cette dernière ne blanchit pas pour autant l’université. « Il y a une certaine incohérence entre des frais de gestion qui augmentent, un effectif étudiant qui augmente et une offre de cours qui diminue », soutient-elle.

Des répercussions chez les étudiants

Les effets de la diminution se font déjà sentir parmi les chargés de cours, selon la présidente. « Nos membres ont témoigné de difficultés. Ils donnent moins de cours et les classes sont plus chargées », indique-t-elle, admettant que l’encadrement dans de plus grands groupes n’est pas aussi évident.

« Dans tous les départements ou presque, il y a eu une diminution », poursuit-elle. De plus gros départements comme l’École des langues ont même été plus sévèrement touchés. « Au lieu de donner deux ou trois sections par cours, elles ont été fusionnées en une seule avec plus d’étudiants dans la classe », affirme-t-elle. À ses dires, cela risque entre autres de contrevenir à l’aspect relationnel de l’enseignement.

Elle ajoute que ce n’est pas seulement le nombre de sections pour un cours qui a été coupé. « Il y a aussi eu une baisse de diversité des cours, il s’agit là d’une perte pour les étudiants, mais aussi pour la société en général », regrette-t-elle.

En considérant la mission d’éducation de l’Université Laval, elle voit mal comment l’annulation de cours a pu être rationalisée. « C’est clair qu’il peut y avoir des cours moins populaires, mais ça ne veut pas pour autant dire qu’ils ne sont pas intéressants », revendique-t-elle.

Conséquences probantes

Cette baisse de diversité se traduit entre autres, selon elle, par une diminution du nombre de cours à option dans les programmes. Un propos qui est également soutenu par la porte-parole de l’institution. « S’il y a moins de cours à option, la formation des étudiants d’un même programme deviendra plus homogène », avance Mme Gauthier, alléguant qu’il sera ainsi plus difficile pour ceux-ci de se distinguer.

« On ne fusionne pas des cours et on ne suspend pas des cours par gaieté de cœur », assure pour sa part Mme Stewart. Elle affirme que l’université se désole des torts que la diminution de l’offre de cours a pu causer aux étudiants, aux chargés de cours et aux professeurs.

En fin d’entretien, Mme Gauthier mentionne qu’elle comprend que l’Université Laval a dû faire des sacrifices pour faire face aux coupures. Elle remet tout de même en doute les choix de la direction.

« C’est correct la recherche d’efficience, mais il faut tout de même s’attarder à l’enseignement », défend-elle. Elle est d’avis que davantage d’efforts peuvent être mobilisés pour atteindre la mission universitaire et la préserver, mais qu’il faudrait tout de même obtenir un important réinvestissement gouvernemental dans l’éducation supérieure.


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