Concours en génie, simulations diplomatiques… L’Université Laval regorge d’associations, de projets et d’activités parascolaires qui permettent aux étudiants de s’impliquer en dehors des cours, en plus de leur offrir une expérience professionnelle de taille.

C’est actuellement la période de recrutement pour la plupart des concours et projets étudiants qu’offrent des dizaines d’associations de l’Université Laval. Ces activités procurent aux étudiants une expérience personnelle et professionnelle unique et leur donnent souvent la chance de représenter l’Université à l’étranger.

En génie, le Baja SAE Université Laval est très réputé. C’est un projet étudiant multidisciplinaire de tout cycle. Il s’agit d’un concours qui réunit plusieurs universités autour de la fabrication et du financement du meilleur véhicule tout-terrain possible, construit selon les normes exigées par la Society of Automotive Engineers (SAE).

Selon Joannie Beaulé, la directrice du projet, c’est « une occasion en or de donner un sens aux cours que les étudiants suivent en faisant un lien entre la théorie et la pratique. »

Une expérience professionnelle

À défaut de créditer certains cours, il permet, néanmoins, de donner « aux étudiants une expérience viable en milieu de travail », souligne-t-elle. D’ailleurs, « la recherche de financement favorise l’entrée en contact des étudiants avec leurs futurs employeurs », précise Mme Beaulé.

L’expérience acquise valorise le curriculum vitae des membres de l’équipe. Joannie Beaulé explique que, pour les étudiants ayant participé au concours, il est plus facile de trouver un stage intéressant, dans la mesure où ils se sont forgé, au cours du projet, des connaissances pratiques, c’est-à-dire professionnelles. De même, ils sont plus avantagés dans la recherche d’une future profession. Ainsi, en plus d’être un remarquable complément aux cours acquis durant la formation universitaire, les concours donnent aux étudiants un accès direct aux réalités de la profession.

L’apport personnel qu’occasionne ce projet n’est pas non plus à négliger dans la mesure où, d’après Joannie Beaulé, les « initiatives personnelles au sein du projet sont valorisées ».

Elle insiste, également, sur le fait que ce projet, à première vue scientifique, est ouvert à tous les programmes : on compte depuis cette année une équipe de design dont le rôle est de promouvoir l’image de Baja, donnant ainsi le moyen de faire « valoir l’excellence des programmes de l’Université Laval sur la scène internationale. »

S’ouvrir à l’international

Les simulations diplomatiques sont davantage reliées aux relations internationales et à la science politique, elles procurent aux étudiants une expérience de terrain. Ces activités permettent de se mettre dans la peau d’un diplomate afin de défendre et de négocier des résolutions écrites d’un pays.

On en trouve diverses à l’Université Laval telles que la simulation des Nations Unies (ASNUUL), de l’Union africaine (DESUAL), de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), de l’Organisation des États Américains (OEA), de la Ligue des États arabes (CIMAL) et du Parlement Européen Québec-Canada-Europe (SPECQUE).

Bien qu’elles divergent sur les pays concernés, toutes ces délégations diplomatiques apportent une expérience unique, autant sur le plan personnel que professionnel. Blandine Sixdenier, présidente de la DESUAL, explique que, durant la simulation, « on réalise des objectifs, on participe à un beau projet ainsi qu’au rayonnement de l’Université. »

Ces projets constituent un véritable développement personnel dans le sens où le délégué essaie de se dépasser, de gagner en maturité et d’apprendre à s’exprimer devant un large public. Blandine Sixdenier souligne, par ailleurs, qu’il s’agit d’un « excellent moyen d’approfondir ses connaissances sur les relations internationales, la diplomatie et la négociation. »

À ceci s’ajoute une expérience professionnelle : les étudiants délégués, en plus d’apprendre les rouages des institutions internationales, se forgent un vocabulaire diplomatique, généralement en anglais.

Ces simulations sont même reconnues et créditées par la politique de reconnaissance de l’implication étudiante depuis l’automne 2006.