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Le recteur de l’Université Laval Denis Brière quittera son poste à la fin de la session d’hiver 2017 après avoir complété deux mandats pour un total de dix ans. La prochaine course au rectorat s’amorcera le 14 février prochain et s’étalera sur un peu plus de deux mois. Trois noms circulent déjà dans les médias. 

L’actuel vice-recteur exécutif Éric Bauce, la docteure en génie industriel Sophie D’Amours et le doyen de la Faculté des sciences de l’administration (FSA) Michel Gendron figurent parmi les potentiels aspirants au titre.

La liste sur laquelle ils se trouvent pourrait bien s’allonger une fois que l’Université Laval aura officiellement lancé un avis public le 26 janvier prochain. C’est ce qu’assure le porte-parole de l’institution, Samuel Auger.

Le mandat d’un recteur

S’il devient recteur, Michel Gendron indique qu’il mettra d’abord et avant tout l’accent sur les individus, comme il affirme le faire depuis bien des années sur le campus. « Une université, c’est d’abord ses étudiants et ses professeurs, explique-t-il. Le rôle du recteur est de stimuler la créativité, de faire de bons citoyens qui vont assurer le développement social et économique du Québec plus tard. »

De son côté, Sophie D’Amours aborde la notion de communauté en soulignant qu’un bon leader demeure constamment déterminé et rassembleur, conscient des réalités propres de son campus. « C’est un moment pour avoir de l’ambition, le recteur ou la rectrice doit établir une direction, une stratégie et la tenir, lance-t-elle. Tout ça pour mobiliser l’ensemble des étudiants. »

Enfin, le vice-recteur exécutif Éric Bauce s’est dit surpris des informations publiées à son sujet la semaine dernière. Pour l’instant, il entend simplement se concentrer sur ses fonctions actuelles avant d’élaborer sur d’autres enjeux. « Les spéculations rapportées par certains médias sur mon éventuelle candidature m’ont quelque peu étonné. Comme vice-recteur, je consacre mes énergies à la réalisation de notre mission universitaire et au développement de notre institution », répond-il.

Nouvelles mentalités

Le doyen de la FSA Michel Gendron assure qu’il amènera de nouvelles idées pour appuyer sa candidature en 2017. Il sonde actuellement plusieurs personnes sur le campus et promet de faire un tour complet des opinions. « Oui, je vais apporter d’autres idées. Je suis en train de dresser la liste, poursuit-il. C’est prématuré. Je suis encore en train de la construire, mais je veux me nourrir des idées des autres pour finaliser mon programme. »

L’ancienne vice-rectrice à la recherche et à la création abonde dans le même sens en parlant d’un mouvement de transformations dans les universités qui sont à la croisée des chemins. Selon elle, plusieurs efforts devront notamment être entrepris pour mieux s’adapter aux nouvelles technologies. « On parle d’un développement qui devra habilement intégrer les leviers du numérique, ajoute-elle. Les étudiants ont cette compétence, il faudra définir cette réflexion ouverte ensemble, mais je m’attends à ce qu’ils aident beaucoup. »

Fonctionnement de la course

Tout le monde n’est pas autorisé à présenter sa candidature au poste de recteur, l’un des postes universitaires le plus prestigieux. Pour entrer dans la course, il faut être professeur titulaire ou encore titulaire d’un doctorat ou d’une maîtrise, tout en ayant une expérience pertinente. Rappelons que, pour être considérée, chaque proposition de candidature doit être approuvée par 25 membres de l’UL .

Le 27 mars prochain, le collège électoral du recteur se réunira pour une première fois afin de produire une liste définitive des noms retenus. À l’Université Laval, ce groupe est formé chaque fois de professeurs, de chargés de cours, d’étudiants et de membres de l’administration. Les candidats toujours dans la course rencontreront ensuite le comité au début du mois d’avril, peu avant l’élection du 26 avril.

De gauche à droite : Éric Bauce, Sylvie D'Amours et Sylvain Gendron. Photo : Amaury Paul

De gauche à droite : Éric Bauce, Sophie D’Amours, Michel Gendron. Photo: Courtoisie Université Laval, archives Impact Campus, Amaury Paul

Retour sur la gestion de crise

Il y a quelques semaines, à la suite des agressions sexuelles sur le campus, Éric Bauce avait déclaré que l’Université Laval n’avait pas de marche à suivre spécifique pour ce genre d’incidents en série dans les résidences.

« On va travailler là-dessus pour réviser et mettre en place ce genre de protocole », avait-il alors exprimé, soulignant que la situation avait été gérée selon des cadres généraux de gestion.

M. Gendron insiste sur le caractère rétroactif de cette crise, qu’il voit passer par le dialogue avec les regroupements d’étudiants de toutes les facultés. Selon lui, le temps est maintenant à la réflexion. « J’ai déjà des rencontres de prévues avec [les associations] dans mon domaine. Il faut qu’il y ait un suivi, un futur à tout ça, indique-t-il. Regardons ce qu’on peut faire en termes de nouvelles mesures, d’améliorations des processus, en travaillant avec les associations. »

Après avoir discuté avec des expertes en sciences féministes de l’UL, Mme D’Amours aborde, quant à elle, l’importance d’un milieu de confiance et ouvert à la dénonciation. Neuf personnes sur dix n’iront pas jusqu’à la police, selon le gouvernement du Québec. « Dans ce contexte, il faut que les gens puissent avoir confiance en notre système, en l’accompagnement et sa qualité au premier chef, explique-t-elle. Je vois à quel point c’est grave, et en gardant le phénomène dans l’obscurité, on n’agit pas. »

Le rectorat en chiffres

2 : Nombre maximal de mandats permis pour un recteur (équivalent de dix ans dans le contexte actuel)

25 : Nombre de recteurs de l’Université Laval jusqu’ici (incluant Denis Brière)

12 : Nombre d’années du plus long mandat de rectorat, celui de Mgr Louis-Albert Vachon, de 1960 à 1972. Les mandats de cinq ans ont ensuite été instaurés.

1852 : Année de fondation de l’Université Laval et de l’assermentation du premier recteur Mgr. Louis-Jacques Casault.

1972 : Année d’arrivée de Larkin Kerwin, premier recteur laïc de l’Université Laval.

Source: Cabinet du recteur de l’Université Laval.

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