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Le doyen de la Faculté des sciences de l’administration (FSA), Michel Gendron, officialise à son tour sa candidature dans la course au rectorat. Il confirme ainsi sa volonté de succéder à Denis Brière en avril prochain.

« La raison pour laquelle je veux être recteur, c’est que je suis un vrai passionné de l’éducation supérieure, que je me suis déjà beaucoup investi dans l’Université Laval et que je veux maintenant en faire profiter la communauté », explique-t-il.

M. Gendron affirme également que son expérience au sein du corps universitaire lui servirait grandement dans l’exercice de ces fonctions administratives. Le doyen a notamment été président d’association étudiante en 1976, à l’époque où une grève sur le campus a mené à la création du Syndicat des professeurs de l’Université Laval (SPUL).

« Ça a été extrêmement riche, lance-t-il. Quand tu t’es impliqué dans ces regroupements, que tu as organisé toutes sortes d’activités, mais surtout que tu as défendu les intérêts des étudiants à travers une grève, ça donne une tout autre dimension à ta perception des choses. »

Sa vision profonde : celle des individus, des étudiants, des professeurs, des membres de la direction ou du personnel de soutien, qui forment ensemble la richesse d’un campus universitaire. « Il faut que tous ces gens soient au coeur des priorités de l’institution », poursuit-il.

Des priorités établies

Le dossier de Michel Gendron se centre autour de plusieurs axes principaux. Le premier d’entre eux est « Savoirs et société ». Force est d’admettre, selon lui, que l’éducation est défiée par la transformation numérique et ces nouveaux acteurs qui fournissent des connaissances.

« Les diplômes sont de plus en plus morcelés et les gens vont chercher des blocs d’expertise offerts, note-t-il. On va être challengés dans notre rôle de transmetteur de savoir. C’est un grand défi et il faut déterminer comment on finance les universités en ce sens. »

Autre grand objectif : s’attarder davantage à la valorisation des arts et de la culture sur le campus. « On a fait un succès incroyable en impliquant la communauté avec le PEPS pour le développement du sport, affirme le candidat. C’est le temps de donner la place aux arts toujours dans cet esprit de faire des citoyens complets. » Il faut, selon lui, mettre l’accent sur le développement d’infrastructures et de programmes stimulant le secteur artistique.

Le développement durable 2.0 doit également être partie intégrante des enjeux du campus, indique le doyen, soulignant que la volonté à l’écoresponsabilité doit habiter les membres de la communauté, au-delà des mesures de recyclage et de tri des déchets. « On a beaucoup parlé, par exemple, du Nord Durable, poursuit-il. C’est important, mais j’ajouterais le Saint-Laurent durable. Il faut l’inclure, les berges sont en train de s’éroder, et ça a un impact majeur sur plusieurs municipalités. »

Récemment, six universités, dont l’UL, se sont unies pour étudier le mouvement des eaux dans le Saint-Laurent. Un geste que le candidat voit d’un très bon oeil dans le contexte où Donald Trump pourrait couper les fonds en recherche pour la dépollution des Grands Lacs, poursuit-il.

Les enjeux de santé préoccupent enfin grandement Michel Gendron, qui estime que l’Université a un rôle à jouer dans le vieillissement de la population et la hausse générale du coût des médicaments y étant liée.

L’international et l’enseignement en ligne

Celui qui est également président de la Fédération canadienne des doyens (FCD) souligne que sa vision de l’UL à l’international est très spécifique, de par les constats qu’il a faits lors de voyages à l’étranger.

Il affirme d’ailleurs avoir un plan concret englobant cet aspect. « Il faut le penser, le monde. On n’est plus dans le mutlidisciplinaire, mais bien le multiuniversitaire, poursuit-il. Les recherches, par exemple, se font dorénavant avec des collègues autour du monde. On constate que les sources de financement elles-mêmes sont internationales. »

« J’ai amorcé des discussions avec d’autres doyens de la Nouvelle-Angleterre. Je suis allé assister à des rencontres, et j’ai réalisé que c’est précisément là qu’on peut faire valoir notre français, ajoute-t-il. On peut amener des Anglais et des Américains à s’internationaliser à Québec, c’est très intéressant pour eux. »

Témoignant de cette nouvelle réalité, l’enseignement en ligne est plus fort que jamais à l’Université Laval, à raison de 900 cours donnés cette session. Il faut utiliser cet avantage sur ce plan, estime M. Gendron. « On a développé un leadership en technopédagogie et il faut faire levier là-dessus, utiliser notre leadership », lance-t-il.

Ce qui distingue l’UL des autres campus dans ce secteur, renchérit-il, c’est sa façon d’enseigner de manière hybride, à la fois en classe et en ligne. « On se rend compte qu’il n’y a pas de différences aux résultats dans des cours hybrides. Chacun peut donc trouver son profit là-dedans. Il suffit que ce soit bien fait pour que ça devienne enrichissant. »

Retour sur la gestion de crise

Le doyen de la FSA insiste sur le fait qu’au cours des dix dernières années, le legs qu’ont construit ensemble Éric Bauce et Denis Brière demeure indéniable. « Regardons les résultats de la Grande campagne ou l’agrandissement de la Forêt Montmorency. Ce sont de très beaux projets menés à terme, dit-il. Investir autant dans une institution, c’est admirable et il faut leur dire merci. »

En ce qui concerne la gestion de crise à la suite de la vague d’agressions sur le campus en octobre dernier, Michel Gendron affirme qu’il en a bel et bien tiré des leçons. « Il faut apprendre et je pense que ce qu’on voit, c’est ce que la personne compte avant tout, rappelle-t-il. La structure et le processus, c’est très bien, mais il faut s’occuper des gens au-delà des protocoles. »


Lors du débat entre les candidats qu’organise la CADEUL le 5 avril dans l’Atrium du pavillon Alphonse-Desjardins, M. Gendron entend bien livrer un message aux étudiants venus l’écouter. « Je vais leur dire de profiter du passage à l’Université, conclut-il. L’important n’est pas de trouver son emploi, mais de savoir qui tu veux être. Engagez-vous et passez à l’action. C’est ça mon message. »

Notons enfin que la docteure en génie industriel, Sophie D’Amours, confirmera sa candidature mardi, lors d’un point de presse, devant l’entrée principale du pavillon Adrien-Pouliot.


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