Je voulais commencer ça avec une histoire de golf et de féminisme. Mélanger ça avec peut-être une pincée d’Occupation Double. Le tout sous une bonne épaisseur de pâte de pètage de coche. Une recette de gâteau explosive je crois, mais qui n’aurait pas levé sans la demi-tasse de présentation.

Comment se fait-il que le chef change de tronche d’une semaine à l’autre? Ceux qui lisent cette chronique sont au courant que Marie-Ève Muller a tiré sa révérence à titre de chef du pupitre aux actualités. C’est moi qui remplace la maîtresse des lieux. La manière de faire la cuisine sera probablement différente puisque nous avons tous nos propres recettes; l’important sera de satisfaire tous ceux qui nous (et je dis nous parce que tant de personnes se cachent derrière les pages d’Impact Campus) font l’honneur de nous lire.

C’est dans mes lunettes que j’écris cette chronique puisque c’est à travers ces mêmes grosses vitres à montures noires que je vois le monde. Des lunettes, il peut y en avoir des roses, des noires, des bleues et chacune d’elles a une vision du monde différente. C’est sous cet angle que je vais écrire dans ces pages. C’est aussi sous cet angle qu’il est important de lire chaque article, texte et opinion. Chacun ses lunettes, chacun sa vision du monde.

Je choisi de voir le monde sous un jour souvent très détaché. Je suis le moins stressé possible. C’est un choix de vie. Un choix de personnalité. Sauf que parfois je saute un plomb et je casserais tout chez moi (pas que c’est très grand, mais bon). J’ai appris récemment que le mot golf signifiait : gentlemen – only – ladies – forbidden. J’ai trouvé ça triste, surtout que j’avais un fer 7 dans les mains. Est-ce que je suis comme ceux qui ont pensé à ça en riant bien dans leur moustache? Enfin…

Tout ça pour en venir à parler de vous mesdames. Non, parlons plutôt de la lutte féministe. De féminisme orthodoxe. Si je poussais, je pourrais parler de féminisme radical. Je vais arrêter de tourner autour du pot; je vous parle de la pub. Celle de la mère qui parle de son fils mort au champ d’honneur. On en a déjà beaucoup parlé, je sais. Je me demandais ce qui allait le plus démoraliser les troupes des Forces canadiennes : d’avoir un meurtrier maniaque sexuel (c’est bien la première fois de toute manière) ou de voir des femmes (des hommes aussi) clamer que le travail qu’ils font au loin est vain? Qu’ils ne devraient pas être là.

Partir sans regarder en arrière
Selon les affirmations du premier ministre du Canada, le pays se retirera complètement d’Afghanistan lors de l’année 2011. Moins d’un an pour retirer les quelque 3000 soldats sur place. Moins d’un an pour compléter la formation militaire de l’armée afghane.
Je vais être clair : je n’encourage pas la guerre menée au Moyen-Orient. Mais là où il y a nécessité, pourquoi économiser nos forces si on peut faire une différence? Et différence il y a. C’est certain. Je ne parle pas de gagner la guerre. J’entends former ces soldats afghans pour qu’ils soient en mesure de ne plus s’agenouiller devant les étrangers dans leur propre pays. Pour qu’une fois parti, le Canada n’ait plus à y revenir.

 Certains politiciens nous demandent de rester. Ou si nous partons, de les laisser avec les moyens d’éviter une guerre civile. Allons-nous nous en laver les mains une fois que nous serons partis? Se dire qu’on a vraiment fait ce qu’on pouvait? Bravo!
Sur ce, mesdames, avant de faire des pubs décriant que vos enfants sont envoyés à l’abattoir, veuillez prendre note que ces hommes et ces femmes sont volontaires et que c’est une bien piètre manière d’honorer leur mémoire que de dire qu’ils sont morts pour rien.

Mais tout ça, je le vois au travers de mes lunettes à moi.