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C’est devant une foule de plus de 350 personnes que s’est tenu un débat entre les cinq candidats à la direction du Parti québécois (PQ), mercredi 18 mars à l’Université Laval. Au programme : souveraineté, développement économique et éducation. C’est d’ailleurs sur ce dernier point que les candidats à la chefferie se sont le plus entendus.

L’éducation a tenu une place de choix lors de ce débat. Cet enjeu n’a toutefois pas polarisé les candidats, qui sont restés en accord sur la grande majorité des points soulevés. Ceux-ci ont unanimement déclaré qu’il était prioritaire de réinvestir massivement dans le système éducatif.

Les étudiants mis à l’honneur

Bernard Drainville et Martine Ouellet ont tenu à souligner le courage et la détermination des étudiants lors du printemps étudiant de 2012. Le député de Marie-Victorin a exprimé sa peur de voir les étudiants perdre ce qu’ils ont gagné il y a 3 ans, et ce, à cause des politiques d’austérité du gouvernement de Philippe Couillard.

« Si vous me permettez, la gouvernance c’est bien beau, mais moi, je trouve que ce qui est le plus préoccupant actuellement, c’est tout ce qui menace les gains qui ont été réalisés par le mouvement étudiant lors du Printemps érable. Moi, c’est ça qui m’inquiète actuellement », a ajouté M. Drainville.

Il a aussi été largement question du droit de grève des étudiants, un sujet particulièrement important compte tenu des nombreux mandats de grève qui ont été votés dans de nombreux établissements universitaires du Québec. Pour les cinq candidats, il ne fait aucun doute que les grèves sont légitimes et que ce n’est ni à l’université, ni même au gouvernement de dicter aux associations étudiantes leur façon de s’autodéterminer.

Alexandre Cloutier et Pierre Céré ont quant à eux davantage avancé l’enjeu de la gratuité scolaire. M. Cloutier a proposé l’idée d’offrir la gratuité scolaire, non pas à tous les étudiants, mais à tous ceux provenant du 50 % des familles ayant le revenu le moins élevé. Cette idée du député du Lac-Saint-Jean s’ajoute à celle d’investir 500 millions de dollars en éducation, et ce, grâce aux institutions financières québécoises.

Concernant Pierre Céré, il affirme que la question de la gratuité scolaire a été occultée à la suite du mouvement étudiant. Il souhaite que cette option de financement universitaire soit ramenée à l’avant-scène au courant des prochains mois.

En ce qui concerne les coupures universitaires et les moyens de remédier au problème, les candidats n’ont pas vraiment avancé de solutions concrètes.

Les ressources naturelles pour relancer l’économie

À la suite du segment sur l’éducation, les cinq candidats ont argumenté sur leur plan en matière de développement économique et durable.

De nombreuses propositions ont été mises de l’avant pour stimuler l’économie québécoise. Parmi celles-ci, il y a l’importance que le Québec gère bien l’exploitation de ses ressources naturelles de même que la mise en oeuvre de mesures afin que leur transformation soit faite au Québec pour notamment stimuler l’emploi dans les régions ressources.

L’économie verte a aussi été un point développé par les candidats qui ont abordé l’importance pour le Québec d’entamer un virage écologique important le plus tôt possible.

Martine Ouellet a affirmé que le Québec possédait le savoir-faire nécessaire pour devenir un pilier en terme de technologies environnementales. Elle a pris pour exemple l’entreprise TM4 à Boucherville qui est reconnue pour son potentiel dans la construction de moteurs électriques.

La question de l’exploitation du pétrole a davantage divisé les candidats. Certains, comme Pierre-Karl Péladeau, ont vanté l’approche du gouvernement de Pauline Marois, c’est-à-dire la vérification du potentiel pétrolier de certains territoires avant d’y lancer des projets de forage.

D’autres, comme Pierre Céré et Alexandre Cloutier, ont beaucoup remis en question les réels bénéfices que pourrait avoir l’exploitation de cette ressource au Québec.

Pierre Céré a entre autres attaqué Martine Ouellet au sujet de son absence d’opposition au transport de pétrole albertain en sol québécois alors qu’elle était ministre des Ressources naturelles dans le gouvernement de Mme Marois.

Divisions sur la stratégie référendaire

Le troisième sujet a été sans surprise celui qui a conduit à une plus lourde opposition chez les candidats, à savoir la démarche référendaire.

Les différends étaient surtout très fortes entre Bernard Drainville et Martine Ouellet. En effet, les deux candidats avaient des points de vue très opposés concernant l’échéancier référendaire. Mme Ouellet promet un référendum dès que le PQ sera élu, tandis que M. Drainville souhaite attendre que les conditions soient les plus favorables avant de lancer une campagne référendaire.

De son côté, Alexandre Cloutier s’est dit faire partie d’une nouvelle génération de souverainistes. Pour lui, la rancœur des Québécois envers les Canadiens anglais ne doit pas être un motif expliquant l’indépendance.

PKP crée un malaise

Alors que le débat avait dans son ensemble été particulièrement tranquille et sans heurt, le meneur chez les candidats, Pierre-Karl Péladeau, y est allé d’une déclaration sur l’immigration qui a stupéfait ses adversaires et sans doute quelques personnes dans l’assistance.

Le député de Saint-Jérôme a affirmé : « Nous, là, on n’aura pas 25 ans devant nous pour le réaliser, [le projet d’indépendance]. Avec la démographie, avec l’immigration, c’est certain qu’on perd un comté chaque année. On souhaiterait pouvoir mieux les contrôler, mais ne nous faisons pas d’illusion.  »

Questionné sur ses propos à la suite de la conférence, M. Péladeau s’est défendu d’attaquer les immigrants. Il a répliqué en affirmant qu’il souhaitait mettre l’accent sur l’influence politique qu’a le gouvernement fédéral sur les nouveaux arrivants et sur la responsabilité qu’a le gouvernement du Québec de mettre autant d’efforts que le fédéral en ce qui a trait à l’accueil fait aux immigrants.

M. Péladeau a affirmé que les immigrants ne sont pas des obstacles au projet de l’indépendance du Québec, et qu’au contraire, ils constituent pour lui un élément essentiel pour atteindre cet objectif.

Questionnés sur les propos de M. Péladeau, ses adversaires n’ont pas voulu lancer de flèches à l’endroit de leur collègue, mais ils se sont toutefois dissociés de cette déclaration.

Rappelons que ce débat était le deuxième de la course à la chefferie, mais qu’il ne s’inscrivait pas parmi la liste des cinq débats qui doivent avoir lieu à travers la province d’ici la fin de la course à la chefferie.


 

Vous pouvez revoir le débat dans son entièreté grâce à la webdiffusion d’Impact Campus.


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