Les fondateurs de Lexya, la plateforme web pour l’achat de livres scolaires, se disent très satisfaits de la première session d’activité de l’entreprise. Les quelque 1 200 transactions depuis janvier confirment à Marc-Antoine Paquet et Jean-Michel Veillette que leur entreprise est remplie de «potentiel».

En janvier 2019, c’était 45 000 étudiants universitaires qui avaient la possibilité d’utiliser la plateforme numérique grâce à des ententes entre l’entreprise et différentes associations étudiantes, dont la CADEUL, l’association étudiante de l’ÉTS et celle de l’UQAR à Lévis.

Sur ces 45 000 étudiants, plus de 5 000 se sont inscrits. «On avait un objectif qui était d’avoir 10 % des étudiants qui ont accès à la plateforme, qui s’inscrivent. On pouvait rejoindre 45 000 étudiants, on est allé chercher 5 000 inscriptions. Donc on est super content !», déclare Jean-Michel Veillette.

C’est plus de 4 000 livres qui ont trouvé preneur dans les 1 200 transactions effectuées sur Lexya depuis le début de la session d’hiver. D’après leurs calculs, les deux entrepreneurs estiment qu’au total, «les étudiants qui ont utilisé Lexya ont fait et/ou économisé plus de 75 000 $ avec l’achat et la vente de leurs livres scolaires», mentionnent-ils.

C’est donc avec beaucoup de satisfaction qu’ils concluent la première session de Lexya. «On est vraiment content de l’accueil que les étudiants nous ont fait et de la réponse qu’on a eue», témoigne l’ancien étudiant de l’Université Laval et fondateur de l’entreprise.

De l’apprentissage pour les deux entrepreneurs 

Durant les premières semaines, les deux collègues ont reçu plus de 700 courriels d’étudiant qui ont permis de mettre à jour les livres de cours. Par contre, ces changements étaient réalisés manuellement par Marc-Antoine et Jean-Michel.

«Avoir automatisé cela, on aurait pu investir plus de temps au niveau du marketing et de la commercialisation sur les campus au lieu d’avoir la tête dans les courriels», constatent-ils.

Ils soulignent aussi certaines failles au niveau du panier d’achats, qui empêchaient parfois certains clients de conclure leur transaction. Les entrepreneurs confirment qu’ils travaillent à améliorer la situation dans le futur.

Au final, ils estiment que cette première session leur permettra de mieux cibler les besoins des étudiants et de continuer leur apprentissage à travers leur plateforme numérique.

De l’expansion pour Lexya

Marc-Antoine Paquet et Jean-Michel Veillette ne manquent pas de vision pour leur entreprise. Ils confirment être présentement en discussion avec plusieurs universités au Québec.

«Je ne me prononcerai pas tout de suite, parce qu’il n’y a rien vraiment de confirmé. Il y a des universités qui sont vraiment motivées. On s’est mis comme objectif d’avoir trois nouvelles institutions qui embarquent d’ici septembre», confirme Jean-Michel.

À trois nouveaux clients par session, les deux acolytes sont confiants de pouvoir continuer d’offrir un bon service. C’est pourquoi ils désirent «grossir» à un rythme adéquat, mais ne ils cachent pas leur ambition à long terme de voir Lexya dans toutes les universités de la province.

Jean-Michel confirme qu’ils seraient aussi intéressés par le milieu collégial et qu’ils ont commencé des pourparlers avec certains cégeps, idée de mieux comprendre leur réalité.