Au sein du syndicat, l'enthousiasme n'est pas à son comble face aux négociations d'une nouvelle convention collective. « Les lourdes demandes de l'Université Laval tentent progressivement d'affaiblir le syndicat ce qui a pour effet de couper dans les acquis des négociations précédentes » craint Mireille Boisvert, vice-présidente aux relations du travail pour le syndicat.

Le désir de l'employeur de couper sur les primes de départ des chargés de cours âgés de plus de 60 ans ainsi qu’un rattrapage salarial sont des sujets chauds qui seront vivement défendus. « Après négociations, les chargés de cours de plusieurs autres universités québécoises gagnent près de 800 $ à 900 $ de plus qu'à l'Université Laval. C'est pourquoi nous croyons qu'une mise à niveau est nécessaire » précise Puma Freytag, président du syndicat. « Nous demandons également un montant alloué aux ateliers de perfectionnement des chargés de cours », ajoute Mireille Boisvert.

Pour l'instant, les enjeux sensibles ne sont pas traités lors des échanges avec l'employeur,  ce qui laisse place à une bonne entente des deux côtés de la table. « Nous abordons présentement les thèmes sur lesquels nous sommes tous d'accords, l'ambiance est bonne pour le moment », rassure Mireille Boisvert.

Les négociations pourraient alors se prolonger sur une période indéfinie. « C'est un long processus qu'exige la réécriture entière de la convention collective entre le syndicat et l'Université Laval. C'est vraiment un travail de fourmis qui exige beaucoup de temps », explique Puma Freytag.

Les « discussions fermes » n'ont pas débuté, mais l'écriture d'une convention collective nécessite  une minutie à chaque détail. « Nous travaillons sur la langue et la cohérence linguistique afin que les droits des chargés de cours soient compréhensifs et clairs», mentionne Puma Freytag.

Campagne de sensibilisation

Dans le cadre des négociations, des activités ont lieu sur le campus afin de sensibiliser la population étudiante. La semaine dernière, des membres du syndicat distribuaient des petits gâteaux accompagnés de macarons sur lesquels on pouvait lire J'appuie les chargés-es de cours.