Depuis l’apparition des premiers cas de légionellose à la mi-juillet à Québec, une équipe spécialisée du Service des immeubles de l’Université Laval assure un suivi préventif sur les trois tours de refroidissement installées sur le campus.

David Rémillard

Les tours de refroidissement ont été identifiées par la Direction régional de santé publique (DRSP) de la Capitale-Nationale comme étant les plus à risques d’être une source de l’éclosion de la maladie du légionnaire à Québec.

D’abord limitées au centre- ville de Québec, plus principalement dans les quartiers Saint-Roch et Saint-Sauveur, les inspections et les désinfections des tours d’eau se sont étendues jusqu’à l’ensemble des bâtiments de la région métropolitaine de Québec, soit plus de 130 installations. Les inquiétudes se sont rendues jusqu’au campus universitaire, forçant les autorités de l’Université Laval à réagir la semaine dernière. «Des questions ont été soulevées concernant les équipements dont dispose l’université», peut-on lire dans un communiqué publié vendredi par le Service des immeubles.

À l’Université Laval, seuls deux bâtiments abritent des tours de refroidissement, soit le pavillon Gérard-Bisaillon, qui en compte une, et la centrale d’eau refroidie du secteur ouest, qui en possède deux.

Même avant l’éclosion de légionellose, ces tours fai- saient l’objet d’analyses bactériologiques hebdomadaires, de nettoyages réguliers des composantes, de traitements aux biocides et de filtrations en continu.

Après l’apparition des pre- miers cas, dans la semaine du 11 juillet, des analyses com- plémentaires ont été réalisées en laboratoire, confirmant l’absence de bactéries légionella, responsables de l’épidémie qui sévit sur Québec.

Le Service des immeubles dit suivre de très près la situation et poursuit ses opérations préventives en constante collaboration avec la DRSP.

Le bilan se stabilise

Le nombre de cas confirmés d’infection à la légionellose semble se stabiliser depuis la dernière fin de semaine. Lundi, la DRSP raportait seulement quatre nouveaux cas, pour un total de 173 depuis le début de l’éclosion. On ne rapportait aucun décès lundi, maintenant le bilan est à 11 morts.

Vendredi dernier, le Dr. François Desbiens, directeur régional de santé publique, assurait qu’il n’y avait plus aucun risque de contracter la maladie, et que tous les cas rapportés désormais concernaient des gens qui avaient contracté la légionellose il y a 10 ou 15 jours. L’enquête épidémiologique est toujours en cours. La source de l’éclosion sera connue au mieux à la mi-septembre, affirme la DRSP.