Le père de la rectrice Sophie D’Amours, M. Alban D’Amours, a fait don de 350 000$ pour créer une nouvelle Chaire de leadership en sociologie de la coopération. Le Mouvement Desjardins, dont M. D’Amours fut le président de 2000 à 2008, offre en plus un montant de 200 000$. 

Attaché à la Chaire, un fonds de soutien sera aussi mis en place pour soutenir les activités d’enseignement et de recherche sur la coopération et créer des bourses pour les étudiant(e)s.

C’est le professeur Dan Furukawa Marques qui assumera la fonction de titulaire de la nouvelle Chaire Alban D’Amours, une ressource professorale de haut calibre, souligne l’Université Laval.

« À titre d’anciens diplômés de l’Université Laval, ma conjointe et moi avons voulu être reconnaissants, exprime l’ancien président du Mouvement Desjardins, Alban D’Amours. Un autre motif nous a guidés dans cette décision. Celui de contribuer à l’essor du coopératisme chez nous et dans le monde pour contribuer à l’avènement d’un nouvel ordre économique mondial en faisant appel à la recherche et l’enseignement universitaire. »

Des objectifs concrets pour les prochaines années

Au cours des prochaines années, la Chaire désire se concentre sur l’étude de la construction de communautés coopératives, «en examinant les discours et les pratiques quotidiennes de leurs membres et les manières par lesquelles ces discours et pratiques s’arriment à une vision globale de leur projet social et politique», explique-t-on. Pour ce faire, la Chaire analysera le déploiement des normes fondatrices d’une communauté et leurs relations, les pratiques quotidiennes des individus et les récits de vie des membres.

« Cette démarche nous permettra d’observer si les communautés coopératives respectent les principes politiques ayant donné naissance au mouvement coopératif, ainsi que les principes qu’elles se sont donnés elles-mêmes à leur origine, explique le titulaire de la Chaire, professeur Dan Furukawa Marques. Ses enseignements formeront l’esprit critique dans l’appropriation des idées du coopératisme autant que dans l’analyse sociologique des défis et des enjeux que rencontrent les citoyens engagés dans des communautés coopératives.»

Un réseau de recherche international

Les étudiant(e)s pourront certes découvrir d’autres points de vue sur ces questions liées à la coopération grâce à un réseau de recherche international entre le Canada, le Brésil et l’Espagne. Il sera aussi possible d’effectuer des enquêtes terrains dans ces trois pays, confirme la porte-parole de l’Université Laval, Andrée-Anne Stewart.

Au niveau provincial, la Chaire confirme qu’elle établira un réseau de partenariat avec les intervenants québécois du milieu coopératif.

« Nous sommes convaincus que la Chaire exercera un leadership dans le renouvellement et la valorisation des apports de la sociologie et des sciences sociales à l’étude des expériences coopératives et du vaste mouvement social dans lequel elles s’inscrivent, ainsi que dans le renforcement d’une mise en relation de l’engagement politique dans la coopération au Québec avec ce qu’il devient ailleurs dans le monde », souligne Robert Beauregard, vice-recteur exécutif et vice-recteur aux études et aux affaires étudiantes.