Durant la semaine du 19 mars, une simulation des Nations Unies où plus de 5 000 étudiants venant de plus de 130 différents états membres de l’ONU aura lieu à New York. L’ASNUUL (Association pour la simulation des Nations Unies de l’Université Laval) enverra 36 jeunes délégués à cet évènement annuel afin de défendre le pays qui a été attitré à l’Université cette année, c’est-à-dire l’Inde.

Ces diplomates ont été épaulés dans leur démarche par les six membres du comité exécutif de l’ASNUUL, d’anciens délégués qui ont offert leur expérience et de la formation aux nouvelles et nouveaux représentants.

Des délégués bien formés

La formation des jeunes diplomates a commencé dès la session d’automne 2017. Règles de procédure, demande de motion, discours et écriture de projet de résolution, tout cela a pu être expliqué et aussi pratiqué dans le cadre d’autres simulations préparatoires faites en collaboration avec des associations comme la simulation de la ligue des états arabes et la simulation de l’Union africaine, souligne Olivier Clavet, président de l’exécutif de l’ASNUUL et étudiant en relation internationale à la maitrise au HEI.

Ils ont aussi été séparés en groupes de deux, chaque groupe ayant été assigné à un comité des Nations Unies et chaque comité ayant trois problématiques à étudier. « Ils [les délégués] devront faire des recherches sur ces trois thèmes et ils doivent essayer de trouver la position de l’Inde face à ces sujets là, mais ce sont souvent sujets assez larges.». Par exemple, l’équipe du conseil des droits de l’homme mènera des recherches à propos du renforcement de la responsabilité des entreprises à protéger le droit humain, les effets du terrorisme sur les droits humains et le droit à la vie privée à l’ère digitale.

Les sujets sont très variés entre les différentes équipes, on passe de la promotion de l’implication des femmes et la jeunesse, à l’éradication des armes chimiques et à la vaccination.

Inde : Un défi pour l’ASNUUL

L’Inde n’est pas le pays le plus facile à représenter à l’ONU. Étant le deuxième pays le plus peuplé au monde, ayant un territoire assez étendu et étant en pleine émergence les enjeux sont multiples pour le pays d’Asie du Sud.

Les disparités économiques et sociales sont très grandes, le système de caste est encore ressenti même s’il a été théoriquement aboli, explique le président de l’exécutif. De plus les tensions internes sont très fortes à cause principalement des différences religieuses, et des tensions avec le Pakistan. La pollution y est aussi de plus en plus importante. Le pays est en pleine industrialisation, ce qui cause un énorme casse-tête pour les délégués, mentionne Olivier Clavet.

« Les délégués peuvent proposer de belles choses, mais faire de vraie promesse contraignante c’est autre chose. L’Inde reste un peu frileuse et craintive par rapport à beaucoup d’enjeux. C’est plus complexe comme pays, ils devront faire preuve d’inventivité et vraiment se mettre dans la peau d’un diplomate indien », conclut l’étudiant en relation internationale