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Le mouvement Faut qu’on se parle n’était pas là pour trouver des solutions à tous les problèmes du Québec, mais pour donner un espace de réflexion collective à la population. Voilà ce qu’a tenu à affirmer Gabriel Nadeau-Dubois, au cours d’une activité de discussion sur le livre Ne renonçons à rien, à la Librairie Pantoute mercredi dernier.

Le candidat de Québec Solidaire (QS) dans la circonscription de Gouin était de passage à Québec la semaine dernière pour discuter des réflexions qui ont découlé de la tournée de son groupe non-partisan.

En compagnie de Véronique Côté, l’autre membre fondatrice de la consultation publique, le jeune homme a tenu à discuter des propos émis dans le livre Ne renonçons à rien pour éclairer les gens sur ce qu’ils vont découvrir en lisant ce livre.

L’ex-leader étudiant a précisé dès le départ que ce livre n’était pas un guide contenant des solutions pour régler toutes les problématiques de la société québécoise. Il s’agit davantage, selon lui, de récits résumant les idées et les angoisses qui ont animé les consultations durant cette tournée à travers le Québec.

« Ce n’est pas la description d’un projet idéal de société, mais bien plus une réflexion provenant directement des idées du peuple », a-t-il indiqué.

Les deux intervenants ont précisé que cette tournée a été très bénéfique pour beaucoup de Québécois, pour la simple et bonne raison que, selon eux, la population ne parle plus de politique au quotidien.

Espace public

Au final, cette consultation populaire aura permis de créer un espace de réflexion et de discussion, où les gens ont pu émettre leurs principales préoccupations quant à l’avenir du Québec.

Selon Véronique Côté et Gabriel Nadeau-Dubois, les difficultés des jeunes en français et l’état déplorable de certaines écoles primaire et secondaire sont des thèmes récurrents,  souvent affichés comme préoccupations en matière d’éducation au Québec.

Les intervenants ont également raconté à quel point certaines personnes se s’inquiètent de l’usage abusif du crédit bancaire de nos jours, afin de pouvoir combler des dépenses quotidiennes. L’idée de développer une économie de partage a été souvent proposée par la population.

Questionné sur le thème de l’indépendance du Québec, Gabriel Nadeau-Dubois a déclaré que les Québécois sont constamment soumis à deux stratégies perdantes pour devenir souverains.

« Il y en a qui proposent l’indépendance en disant que cela va tout bouleverser et qu’il faut devenir souverain au plus vite, mais cette approche pressée fait peur à bien du monde. Il y en a d’autres qui affirment que l’indépendance ne changera pas grand chose au Québec, afin de rassurer les gens. Mais comment motiver les gens à suivre un projet, quand celui-ci ne leur offrirait rien de plus que ce qu’ils ont déjà. »

Un saut en politique inévitable

Depuis l’annonce de sa candidature pour devenir député de Gouin et porte-parole de QS, Gabriel Nadeau-Dubois est sur toutes les plateformes. Il a profité de l’événement pour détailler sa réflexion qui l’a fait hésiter à se lancer en politique.

« Je craignais qu’en me lançant rapidement en politique après Faut qu’on se parle, ça allait nuire au message promu par cette consultation. Il y a des gens qui allaient penser que je me suis fait du capital politique dans un mouvement qui se voulait non-partisan d’ailleurs, alors que ce n’était pas le cas. On ne décide pas toujours quand les choses vont se passer en politique, et les circonstances m’ont amené à devoir prendre rapidement une décision que j’assume pleinement. »

Il a ensuite indiqué avoir consulté tous les membres du défunt collectif avant de prendre sa décision. Une initiative qui a fait grand plaisir à ses confrères.

« On se doutait tous que Gabriel allait faire un jour le saut en politique, a lancé Véronique Côté. Aucun de nous n’a jugé sa décision, et moi personnellement ça me donne de l’espoir de voir des gens comme Gabriel s’impliquer en politique. Le Québec en a besoin. »

Tout passe par le financement en éducation

Au cours de la discussion, le candidat a précisé que les problèmes en éducation supérieure n’ont pas été soulevés énormément durant les consultations.

Par contre, il réitère que le principal problème de l’éducation provient non seulement du manque de financement gouvernemental, mais aussi de la façon dont les sommes allouées sont dépensées par les institutions universitaires.

« C’est certain qu’avec un manque de financement des deux côtés, ces institutions tiennent à avoir le plus d’étudiants possible, surtout en région. Il se peut donc que les cégeps puissent voir les universités comme des rivaux, alors qu’ils devraient plutôt être des partenaires pour former la nouvelle génération de Québécois. »


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